Verts à l'autre bout de la terre : Épisode 4, le Canada

Verts et expatriés | Publié le par Faustine | 13 commentaires

Chaque saison, des centaines de supporters vibrent à des milliers de kilomètres de Geoffroy-Guichard. Qu'ils soient expatriés le temps d'une année scolaire, qu'ils aient fait le choix de quitter la France sans en oublier pour autant l'ASSE ou qu'ils soient tombés amoureux du club du Forez à distance, EVECT vous propose de faire leur connaissance. Aujourd'hui, nouvel épisode avec Florian. Il vit actuellement à 5.500 kms de Saint-Etienne.

Peux-tu te présenter ? 

Je m'appelle Florian, j'ai 21 ans. Au départ, je me suis rendu au Canada pour effectuer un semestre à l'étranger type Erasmus, ensuite l'atmosphère m'a beaucoup plu et j'avais envie de découvrir le Québec. Du coup, je suis resté une année de plus. J'ai trouvé une entreprise dans le coeur du Québec dans mon domaine d'activité, ce qui me permet de réellement vivre en immersion et dans un climat totalement différent du mien.


Comment es-tu tombé amoureux de Sainté ?

Mon arrière grand-père fournissait du bois pour les mines de Saint-Etienne, mon grand-père était à Glasgow en 76, c'est tout naturellement que je suis tombé dans le marmite verte. Mon premier souvenir remonte au retour en Ligue 1 et à une reprise de volée en pleine lucarne de Sablé contre Bastia. Depuis, j'ai pas mal bourlingué, en passant par l'Irlande, Londres, le Vietnam et désormais le Québec.


"Je me souviens encore du ASSE-OM (en 2019), je suivais le score en cachette"


Comment tu suis les matchs de l'autre côté de l'Atlantique ? 

Il est parfois compliqué de suivre les matchs... Avec le décalage horaire, les matchs sont souvent en pleine journée, donc pendant les heures de travail. L'année dernière, Sainté jouait souvent le vendredi soir... C'était donc l'après-midi au Canada, impossible pour moi de suivre les matchs. Je me souviens encore du Saint-Etienne - Marseille, où je suivais le score sur mon écran d'ordinateur en cachette. J'ai exulté de joie sur le but de Khazri, personne n'a compris dans le bureau.


Tu discutes souvent de l'ASSE avec des étrangers d'ailleurs ?

Là où j'étais le plus fier de représenté les Verts, c'était en échange. On ne restait qu'entre européens. La première fois au "soccer" chacun est venu avec le maillot de son équipe. Il y avait des maillots de Leverkusen, Malmo, Feyenoord, de la Fiorentina, du Celta, de Benfica... Un de mes collègues était slovène, la première question que je lui ai posé était à propos de Robert Beric. Il était vraiment surpris, il ne pensait pas venir au Canada et que quelqu'un lui parlerait de Beric. Pareil pour mon collègue de Florence, je le charriais tout le temps avec Bryan Dabo. Je lui disais qu'on l'avait enflé, lui en retour me disait qu'il nous avait pris Jordan Veretout et qu'au change ils étaient largement gagnants (rires).


Ça représente quelque chose l'ASSE au Canada ? Et au Vietnam ?

Au Québec et un peu dans tout le reste du Canada, ils ont une culture plutôt soccer que foot. À part le PSG et les gros clubs européens, ils n'ont pas de culture football. Au Vietnam c'est un peu pareil, le maillot de Saint-Etienne ne leur dira rien.


Souvent les supporters qui vivent à l’étranger sont encore plus fiers de montrer leur passion pour l’ASSE, tu ressens ça toi aussi ? 

Carrément, partout toujours comme on dit !



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