Verts à l'autre bout de la terre : Épisode 2, le Sénégal

Verts et expatriés | Publié le par Faustine | 11 commentaires

Chaque saison, des centaines de supporters vibrent à des milliers de kilomètres de Geoffroy-Guichard. Qu'ils soient expatriés le temps d'une année scolaire, qu'ils aient fait le choix de quitter la France sans en oublier pour autant l'ASSE ou qu'ils soient tombés amoureux du club du Forez à distance, EVECT vous propose de faire leur connaissance. Aujourd'hui, nouvel épisode avec Serigne. Il vit actuellement à 5.000 kms de Saint-Etienne.

Peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Serigne, j'ai 51 ans et j'ai fait mes études en France. Je suis dirigeant d'entreprise au Sénégal. Je suis supporter de l'ASSE depuis 1975. 


Pourquoi es-tu tombé amoureux de l’ASSE en particulier ?

Au milieu des années 70, la lecture sportive à la maison, c'était France Foot, Onze et Mondial. Période de la grande épopée des verts... J'avais 8 ans, et j'ai donc pris le train en marche. On parlait des joueurs comme Synaegel, Curcovic, Janvion, Zimako, Lopez, Bathenay, les frères Van de Kerkhof... Aujourd'hui, je garde une grande nostalgie car à l'époque ce n'était pas l'argent en priorité... mais le maillot et la ville. Ça a bien changé depuis, car maintenant les joueurs sont plus dans le calcul carriériste ou l'argent. Mais, mon amour pour le club est resté intact ! Petite anecdote... Quand Sainté joue, ma femme et ma maman s'informent sur le résultat du match car je suis d'humeur à dire oui pour toutes leurs demandes, même les plus folles. Surtout quand c'est une victoire au bout.


"Je reste Sainté et je suis considéré comme un has been... Tant mieux"


Ça représente quoi l’ASSE au Sénégal ?

Les anciens, la cinquantaine, connaissent bien le club même s'ils ne sont pas tous supporters. Aujourd'hui, il y a de moins en moins de supporters, même si le club avait un partenariat avec un centre de formation local. J'avoue que d'autres clubs plus huppés font plus rêver les jeunes sénégalais... PSG, Marseille, Manchester United, Real Madrid, Barca ou Liverpool... Je reste Sainté et je suis considéré comme un has been. Tant mieux (rires).


Tu n’es pas trop frustré d’être loin de Geoffroy-Guichard au quotidien ?
Oh si... En fait, j'ai passé trois ans d'études à Chambéry, donc je n'étais pas si loin de Sainté. Maintenant j'ai tout l'arsenal médias pour avoir les matchs en direct à la maison ou sur mon mobile, même les matchs de préparation aux USA. Sans oublier Twitter.


Pour terminer, on imagine que tu dois être fier de voir des joueurs sénégalais porter les couleurs de l’ASSE. Si tu devais n'en retenir qu'un, ce serait qui ? Et pourquoi ?

On a eu quelques joueurs sénégalais (les frères Mendy, Bayal, Pape Sarr...). Je pense que je retiendrais Bayal Sall pour sa grinta et son amour du maillot. Et ses appels du pied pour revenir (rires).











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