Verts à l'autre bout de la terre : Épisode 12, la Nouvelle-Calédonie

Verts et expatriés | Publié le | 10 commentaires

Chaque saison, des centaines de supporters vibrent à des milliers de kilomètres de Geoffroy-Guichard. Qu'ils soient expatriés le temps d'une année scolaire, qu'ils aient fait le choix de quitter la France sans en oublier pour autant l'ASSE ou qu'ils soient tombés amoureux du club du Forez à distance, EVECT vous propose de faire leur connaissance. Aujourd'hui, nouvel épisode avec Philippe. Il vit actuellement à 17.000km de Saint-Etienne.

Bonjour Philippe ! Peux-tu te présenter ?

Je me présente Philippe Cognet, né a Saint-Étienne en 1969 et mes aïeux sont Stéphanois et de la région d'Aveizieux dans le mont du lyonnais.
J'ai passé mon enfance dans le quartier de la Métare avant de partir à Sorbiers. J'y suis resté jusqu’à ma majorité, ensuite service militaire à Lyon, difficile d'écrire ce mot, puis le Club Med pendant 12 ans.


D'où vient ton amour pour l'ASSE ?
J'ai eu la chance que mon père m'emmène au Stade Geoffroy-Guichard dés mes 6 ans. Mon père n'était pas un fanatique supporter mais un Stéphanois  qui aime sa région. C'est d'ailleurs grâce à lui je connais le département comme ma poche.


Tu vis en Nouvelle-Calédonie depuis 22 ans. Pourquoi ce choix de vie ?
Je suis parti en Nouvelle-Calédonie pour trois raisons. La première, j'ai rencontré Christian Karembeu lorsque j'étais GO au Club Med. Il me parlait de son île. La deuxième, j'ai rencontré une Calédonienne par l'intermédiaire de Stéphanois. Et la troisième raison était mon envie de voir du pays vu que ma région ne pouvait pas me donner du travail.



Comment fais-tu pour suivre les matchs depuis l'autre bout du globe ?
Concernant le décalage il y a soit +10h ou +9h (hiver/été), pour vous. Pour voir les matchs, c'est simple. J'opte pour le streaming car les chaines payantes sont quatre fois plus chères qu'en France. Ça arrive que j'ai des commentaires en arabe ou anglais.


Tu possèdes un magasin de sport aux couleurs de l'ASSE du côté de Nouméa. Tu peux nous raconter l'histoire de ce magasin ?
Ma vie professionnelle est liée indirectement avec Saint-Etienne, car j'ai travaillé dans un magasin de sport rue du 11 novembre à Sainté : Technicien du Sport. Le boss M. Curaba a été le repreneur de la boutique des Verts en 1997/1998 en D2. À l'époque, la boutique était à gauche du stade. Là, j'ai pu côtoyer, Bertrand Fayolle, Kader Ferhaoui, Jérôme Alonzo et plusieurs joueurs. C'est à ce moment là que j'ai réalisé un vœu que j'avais fait à mon père quand j'étais petit. Je lui avais dit "papa un jour tu seras dans la tribune officielle". Facile quand tu bosses à la boutique, j'avais quelques places.
Je suis devenu équipementier comme mon meilleur ami qui est patron du Sport Avenue Pro à Andrezieux-Bouthéon. Je bosse avec et grâce à lui. De plus, c'est lui qui fournit le centre Robert-Herbin de L'Etrat.


Tu écris "à chaque fois que je rentre en France, je vais à GG". C'est un passage obligé après des semaines de frustration ?

Oui chaque fois que je passe à Sainté, je vais au stade peu importe le match. Le bruit est impressionnant. Pour preuve, j'ai emmené au stade un ami, Kanak, il y a 3 ans, il a pris peur. Il n'avait jamais vu autant de monde en train de crier.


Un dernier mot sur ton magasin ?
J'ai été associé avec Christian Karembeu pour lancer le magasin Chiripau Sport PRO TEAM, il y a 7 ans. À ce jour, je suis seul a gérer ce magasin. Particularité, j'ai gardé la couleur verte, car c'est chez moi. Il y a aussi un maillot de Loïc Perrin sous cadre. Ici il y a des supporter des Verts !

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