Tapia : "On a un titre de championne à aller chercher !"

Féminines | Publié le par Joris | 1 commentaire
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C'est l'une des grandes artisantes de la montée en D1 Arkema qui a répondu à nos questions cet après-midi. La défenseur Chloé Tapia est l'une des joueuses les plus utilisées par Laurent Mortel. Elle est revenue à notre micro sur la saison exceptionnelle des Vertes. 

Pour commencer, on a va effectuer un retour sur ton arrivée. Comment ça s’est déroulé cet été ?
Ça faisait six ans que j'étais à l'Olympique Lyonnais. Lors de ma dernière année là-bas, j'ai joué en DH (division d'honneur). Je voulais partir de l'OL pour trouver un autre projet. C'est à ce moment-là que Laurent (Mortel) m'a appelé et c'est comme ça que je suis venue à Saint-Étienne. 


Quel projet le club t'a présenté à ce moment-là ?

Le discours d'entrée était de remonter en D1 Arkema bien évidemment. Le projet était de faire une saison complète et d'aller chercher cette montée en D1. C'était l'objectif. 


Plus personnellement, quels ont été les mots du coach à ton égard ?

Il m'a d'abord dit que j'allais jouer, que j'étais la seule à mon poste et donc que j'allais avoir énormément de temps de jeu. Il m'a dit qu'il me faisait confiance et ça a bien marché. 


Le temps de jeu justement, on y vient. Tu es l'une des joueuses les plus utilisées par Laurent Mortel. T'y attendais-tu et comment l'expliquer ? 

Je m'y attendais oui par rapport au discours que le coach avait eu à mon égard à mon arrivée. Je pense que ça vient des performances et du fait que l'ASSE n'ait pas recruté d'autres joueuses à mon poste. C'était son choix (à Laurent Mortel, ndlr), forcément j'allais avoir beaucoup de temps de jeu. Il m'a fait confiance et j'ai aussi travaillé sur le terrain pour pouvoir aussi gagner ma place. 


Cette défense n'a pas beaucoup bougé cette saison, comment t'y sens-tu ? 

Je m'y sens très bien, on a une bonne défense. Il y a d'autres joueuses qui peuvent jouer aussi, on est assez complémentaires entre nous et on s'entraide ensemble lors des semaines d'entrainement. 


Le coach prône le jeu, les défenseures sont donc amenées à apporter un plus offensivement...

Oui c'est exactement ça. On essaye de bien travailler nos ressorties de balle. On se sert des défenseures pour aller vers l'avant et on accompagne le jeu. Laurent prône le jeu et cela part des défenseures.


"Dès que je suis arrivée à Saint-Étienne je savais que ça allait bien marcher"

À deux journées de la fin du championnat, vous avez déjà validé votre montée au terme d’une saison exceptionnelle. Peux-tu nous parler de celle-ci ?
On a fait une première partie de saison parfaite avec que des victoires et donc un carton plein comptablement parlant. On s'est fait un peu accrochées en seconde partie de saison mais les adversaires commencent à nous connaître, ils ont su analyser nos matchs, nos points forts et nos points faibles. Ils ont su appuyer là-dessus. Après, notre objectif était de monter en D1. Dès que je suis arrivée à Saint-Étienne je savais que ça allait bien marcher.

Vous validez votre montée sur votre seule défaite de la saison paradoxalement, quel sentiment prédominait après cette rencontre ?
C'était un sentiment un peu mitigé. On arrive à Montauban et on perd. On est des compétitrices donc on n'aime pas perdre. On l'avait un petit peu amer mais d'un autre côté il y avait cette montée en D1... C'était notre objectif de la saison. C'était mitigé entre de la joie et de la déception par rapport à la première défaite de la saison.

Plusieurs matchs ont été des tournants cette saison : le match à Thonon notamment avec un pénalty sorti à la dernière seconde par Maryne Gignoux…
Oui, c'était un match compliqué. On avait joué face à une belle équipe de Thonon, elles voulaient nous battre, on était les premières du championnat donc forcément toutes les équipes veulent nous battre. Il y a ce pénalty dans les dernières secondes que Maryne (Gignoux) sort. C'était une joie car on ne voulait pas lâcher ce match.

Et puis ce match complètement fou ici, à L’Etrat, face à l’OM…
Oui c'était là encore un match compliqué où on était menées deux buts à zéro. On renverse le match et on gagne trois à deux donc on ne peut pas rêver mieux comme scénario. 


Que se dit-on à la mi-temps d'un tel match lorsque l'on est mené ? 

Le discours c'est qu'on est capable d'aller chercher cette victoire et qu'il ne faut rien lâcher. On a énormément travaillé pendant la semaine donc pourquoi perdre ce match ? Surtout qu'on était à la maison, il y avait les supporters avec nous. On avait confiance en nous et on savait qu'on allait revenir en seconde mi-temps en étant solidaires entre nous.


"Il faut aller gagner à Marseille, aller chercher cette victoire parce qu'on a quand même un titre de championne de D2 à aller chercher !"

Vous allez d’ailleurs à Marseille ce week-end, comment appréhendez-vous ce match ?
On a le match retour ce week-end, on va y aller avec le même état d'esprit qu'on a depuis le début de la saison : aller gagner là-bas, aller chercher cette victoire parce qu'on a quand même un titre de championne de D2 à aller chercher ! Pour nous les deux matchs qui restent sont très importants, même si la montée en D1 est acquise, on veut gagner ces deux matchs pour valider ce titre de championne de D2. 


La saison n'est donc pas encore terminée ? 

Exactement. Notre objectif est de battre Marseille, d'aller chercher la victoire là-bas parce qu'à la clé, on a le titre de championne de D2. Pour nous c'est important.


Qu'est-ce qui a fait que la mayonnaise a pris cette saison ?
On avait un groupe composé de joueuses étrangères et françaises mais ça a tout de suite bien pris. On s'est tout de suite bien entendu, sur le terrain on était bien ensemble, on était solidaires. Je pense que ça a bien fonctionné aussi pour ça, en grande partie même.

De belles fêtes se profilent pour célébrer cette montée, comment juges-tu la ferveur ici par rapport à ce que tu as connu auparavant ?

Les supporters ont été nombreux à nos matchs donc ça nous donne de la force aussi. Quand on a joué ici à L'Etrat face à Marseille, c'était génial ! 


En parlant d'ambiance, te rends-tu parfois à Geoffroy-Guichard ? 

Oui, j'y vais régulièrement pour voir jouer les garçons. C'est vrai qu'on voit le stade donc on aimerait bien y jouer aussi un jour (sourire).

On imagine que le groupe aura envie de bien finir à la maison face à Albi...

Oui c'est le dernier match, on veut aller chercher cette victoire aussi. Il y a nos familles qui viennent et on veut finir sur une bonne note contre Albi lors du dernier match. 


"C'était pour moi un objectif, toutes les joueuses rêvent de jouer en D1 Arkema"

Si l'on se projette sur l'année prochaine, seras-tu de l'aventure et avec quels objectifs ? 

Je serai de l'aventure ! Même si la saison n'est pas encore finie, dans nos têtes l'objectif de la saison prochaine sera bien-sûr le maintien. La D1 Arkema est un championnat que je vais découvrir l'année prochaine puisque ce sera ma première saison. C'était pour moi un objectif, toutes les joueuses rêvent de jouer en D1 Arkema. Je regarde les matchs tous les week-ends. 


Sur un plan davantage personnel, que fait Chloé Tapia pendant son temps libre ? 

En dehors du foot, je fais une formation avec l'UNFP de commerce/management des entreprises. J'ai des cours tous les lundis en distanciel. Je suis avec d'autres joueuses, notamment des professionnelles de l'OL mais aussi avec Anthony Briançon. 


Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite Chloé ?
De la réussite, de gagner le titre en cette fin de saison et de faire une très belle année en D1 en décrochant le maintien la saison prochaine. Si on peut faire plus on prend, mais l'objectif premier sera de se maintenir la saison prochaine. 


Photo de Chloé Tapia
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