SDR/ASSE : Les supporters se défendent

Pros | Publié le par Tibo | 0 commentaire
Dans les colonnes du Progrès, les présidents des Magic Fans et des Green Angels se sont exprimés sur les incidents au Stade Auguste Delaune. Donnant leur version des faits : Le journal l'Union de Reims rapporte des détériorations, quel groupe est concerné ? Aurélien (Magic Fans) : C'est nous, je tiens à dire que nous n'avons rien détérioré. Nous étions à la terrasse d'un café, tout se passait bien jusqu'à que les CRS et la BAC nous entourent. Nous n'étions pas virulent, ils se sont rapprochés, il y a eu beaucoup de provocations verbales de leur part, un de nos membres a pris un coup de taser comme ça. Ensuite, ils nous ont fait entrer dans le bar. On s'est fait matraquer parce qu'on ne rentrait pas assez vite, après il fallait ressortir, toujours sous les coups. Leur attitude était incohérente. Vous parlez des provocations, donnez-nous un exemple ? Aurélien : Nous étions 35, ils étaient 45. Nous avons rejoint le stade en cortège, alors que j'avais réussi à calmer mon groupe. Un exemple, des paroles comme "vous en voulez encore ?". Ils ont notamment pris un gars de chez nous, lui ont arraché son téléphone, sa chevalière et sa casquette en lui disant "ça se sont maintenant nos trophées" il ne les a pas récupéré. Pendant le match, il n'y a pas eu d'incidents ? Nicolas (Green Angels) : Aucun, tout s'est très bien déroulé avec la sécurité Rémoise et Stéphanoise. Et puis les CRS n'étaient pas dans le stade. A quel moment les choses se sont-elles corsées ? Nicolas : A la fin du match, au moment ou nous étions en train d'évacuer le stade. Les CRS ont fait ce qu'on appelle "un entonnoir", pour nous faire sortir deux par deux. Ça a provoqué la première bousculade. Les forces de l'ordre sont intervenues pour interpeller l'auteur du craquage de fumigène, ce qui est illégal. Nicolas : Oui exactement, son innocence a été prouvée le soir même. Il a été relâché hier matin. Que s'est-il passé ensuite ? Nicolas : Les CRS ont fermé le portail et nous ont encerclé. Sans aucune raison, le calme était revenu. On a levé les mains, on ne voulait pas de coups gratuits. On s'est fait gazer une première fois. Sur le parking, que s'est-il passé ? Nicolas : On est monté dans les bus, les CRS ordonnaient qu'on s'en aille et alors qu'on roulait, l'un d'entre eux a tiré aux a tiré au flash-ball sur le pare brise, une personne de la BAC a gazé le chauffeur par sa fenêtre, ils ont bloqué les cars. Le conducteur est sorti du bus en criant qu'il ne faisait pas parti du groupe, il a reçu des coups. Il n'a pas été en état de nous ramener, un policier a tiré au flash-ball à l'intérieur du bus. Aurélien : Ils ont fait ouvrir les portes, ont fait usage de leur lacrymogène et ont fait refermer les portes. Et aucun d'entre-vous n'a répliqué ? Nicolas : Bien sûr que si, on ne va pas tendre l'autre joue ! Les répliques c'était des jets de projectiles et pas tout le monde, puisque beaucoup ont fait des crises de panique. Nous ne sommes pas des anges, et quand on fait des conneries on les assume. Mais frapper des femmes, matraquer le premier qui passe, s'en prendre à un chauffeur de car, je n'avais jamais vu ça en 15 ans de déplacement. Nous ne sommes pas là pour nous faire passer pour des victimes, mais pour raconter la vérité. C'était une véritable chasse aux Stéphanois !
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