Ruffier : "Je n'ai jamais voulu passer pour le héros de service"

Anciens Verts | Publié le par Paul. R | 7 commentaires

Dans un long entretien accordé au Progrès, Stéphane Ruffier est revenu sur son passage à l’AS Saint-Étienne. Souvent pointé du doigt par le grand public pour son attitude froide, alimentée par une absence assumée dans les médias, l’ancien portier des Verts revient sur l’image qu’il a pu dégager dans sa riche carrière chez les Verts.  

Plus grand portier des Verts dans l’histoire de l’ASSE derrière Curkovic et Abbès, Stéphane Ruffier aura disputé 383 matchs dans le Forez. Stoppé par une brouille avec Claude Puel en 2020, le Bayonnais avait finalement été licencié par l'AS Saint-Étienne en janvier 2021. Rare dans les médias, l’homme de 39 ans s’est longuement exprimé dans un entretien au Progrès la semaine dernière.

Souvent moqué sur les plateaux de télévision, notamment caricaturé en CRS, Ruffier a pendant longtemps payé une image faite dès ses premières années à Monaco : "Ça a été comme ça dès le début de ma carrière et ça a traîné pendant quinze ans. C’est triste, mais c’est comme ça. Je l’ai su d’entrée de jeu, dès que j’ai commencé à jouer en Ligue 1. Des anciens joueurs à Monaco, qui avaient beaucoup d’expérience, m’avaient annoncé que je serais le joueur qui serait scruté parce que je suis grand, parce que je suis costaud, parce que je suis tatoué, que j’ai le crâne rasé et que je ne suis pas le plus souriant. Et que donc, on allait me coller une image. Ils avaient raison. Mais j’y étais prêt."


Pour autant, dès son arrivée dans le Forez, il n’a jamais souhaité changer sa nature, se tenant à distance des médias, dans les bons comme dans les mauvais moments. Rare dans les points presse, chacun de ses passages face aux journalistes laisseront à chaque fois, le sentiment d’un homme d’une grande intelligence, maitrisant tous les codes du milieu dans lequel il aura évolué pendant près de 20 ans.

Là ou d’autres portiers, et notamment à l’AS Saint-Étienne, ont adopté et adopte encore une communication plus frontale, Ruffier a toujours assumé cette distance avec le microcosme du football : "On a souvent dit “Stéphane a dit ci, Stéphane a dit ça, Stéphane, il ne joue que pour lui, Stéphane, c'est lui qui veut briller…” Mais comment on peut dire ça de moi ? On me reproche assez souvent de ne jamais me présenter à la presse, de ne pas faire d’interview. Ça prouve bien que je n'étais pas quelqu’un qui aimait me mettre en avant ? (...) Prendre le micro après avoir fait un gros match, ça me dérangeait presque parce que je savais déjà les questions qu’on allait me poser et je ne voulais pas me mettre en avant. Je n’ai jamais voulu passer pour le héros de service. Je n’ai jamais aimé ça depuis tout petit. Aujourd’hui, je suis encore comme ça. À la retraite, je ne suis pas quelqu’un qui aime me mettre en avant et qui aime recevoir des louanges de tout le monde. Je ne suis pas comme ça et je n’aime pas ça."


Retrouvez l’intégralité de l’entretien avec Stéphane Ruffier

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