Romeyer : "Les Verts ? Ils finiront premiers pour moi, tranquilles"
Invité de Gazetta 43, l’ancien président de l’AS Saint-Étienne est brièvement revenu sur le début de saison des Verts, qu’il voit caracoler en tête de la Ligue 2.
Roland Romeyer : "Je ne pense qu’il n’y aura pas de souci pour les Verts cette saison, parce qu’il y a une équipe bien équilibrée et ils sont vraiment au-dessus des autres équipes. Ils finiront premiers pour moi, tranquilles, et ils vont remonter en Ligue 1, ce qui sera le bonheur pour tous les Stéphanois. Il y a une équipe qui correspond bien aux valeurs stéphanoises. Ils jouent au foot, c’est des gars qui ont une certaine technique, et ils mouillent le maillot. Donc, on ne peut rien leur reprocher. Je trouve en plus, qu’il y a une Ligue 2 qui n’a pas un gros niveau. Quand on voit Nantes où ils sont, je suis catastrophé pour les Nantais.
Il y a cette défaite face à Dunkerque mais ils ont tiré deux fois au but, deux jolis buts, alors que nous, il y a eu beaucoup d’occasions et ils n’ont pas marqué. Il y a eu pas mal de réussite en face, le nul aurait été mérité. Ce n’est pas grave. Ils ne vont pas gagner tous les matchs, mais il n’y aura pas dix défaites comme l’année passée, c’est clair.
Je tire mon chapeau aux supporters, ils passent leur salaire pour accompagner les Verts. C’est pour ça que j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour eux. J’ai toujours aimé ce club et j’ai fait plein de déplacements et tout, mais ce qu’ils font, eux les supporters, c’était tellement plus par rapport à ce que je faisais. Pour nous c’était facile avec les avions, partir à l’extérieur ou bien à l’étranger mais eux... Chapeau. Parce que, bon, j’avais aussi des possibilités pour me déplacer, par exemple en avion, dans les déplacements extérieurs, ou à l’étranger encore plus.
Moi, j’ai fait ce que j’ai pu. Voilà. J’ai cette équipe dans le cœur depuis 1957. J’ai été son président pendant 20 ans, avec des petits moyens. C’est fini, des présidents comme moi, il n’y en aura plus. C’était avec l’esprit de famille. Ce n’est pas pareil maintenant, c’est dépassé dans cette société."
