Romeyer : "J'arrive au bout de l'histoire, j'ai besoin de respirer"

Club | Publié le par Tibo | 107 commentaires
Roland Romeyer va désormais pouvoir prendre du recul avec la venue de Frédéric Paquet comme directeur général. Une nécessité pour le club, mais surtout pour le président du directoire qui arrive à la fin d'une histoire et a besoin de respirer comme il l'a confié dans les colonnes de France Football :

"Ça fait presque deux ans que j'envisage de me retirer. J'avais prévu d'arrêter comme président du directoire à soixante-dis ans. On a dû modifier les statuts pour que je continue. Je suis dans le club depuis 1982. Ma boîte est même partenaire depuis 1963. Il arrive un moment où vous êtes fatigué. Je vis très mal tout ça, d'autant que je suis le premier supporter du club, depuis 1957. Moi aussi, j'ai très mal vécu la défaite dans le derby et tout ce qui s'est passé autour. Ce soir-là, je ne suis même pas rentré chez moi. J'ai passé une nuit blanche dans mon bureau à l'Etrat. (il souffle). Je ne dors plus trop, je prends des somnifères. J'ai perdu l'envie. Je ne vais pas laisser ma vie au stade. J'arrive au bout de l'histoire et j'ai besoin de respirer. Il faut savoir transmettre dans de bonnes conditions. Le club a bien grandi, il devient lourd à diriger. J'aurais pu céder mes parts avant, j'ai eu des propositions. Mais je ne l'ai pas fait, car nous avons un pacte d'actionnaires avec Bernard. On a dit qu'on partirait ensemble."

Pour le profil du futur investisseur, le président du directoire fixe un seul critère : la qualité : 
"Je n'en fais pas une affaire financière. Ce n'est pas l'argent qui me fait avancer. Si je regardais tout ce que j'ai déjà mis dans l'ASSE... Je veux quelqu'un de fiable, qui rendra le club encore plus compétitif dans le panorama du football actuel. L'ASSE est aujourd'hui un des rares clubs de cette dimension au capital cent pour cent français. Comme notre équipementier et notre sponsor principal d'ailleurs. L'idéal serait un nouvel actionnaire local. Il y a toujours eu cet ancrage. Mais je sais que le contexte économique a évolué. Ça se joue surtout à l'étranger. C'est donc la qualité du projet qui fera la différence."
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