Ravichak minoritaire, la Chine en toile de fond du projet

Club | Publié le par Tibo | 99 commentaires

Alors que le temps semble de plus en plus pressé pour vendre le club, le projet encore très mystérieux porté par SAR Norodom Ravichak se dévoile.

Alors que l'un des treize princes héritiers du Cambodge n'a toujours pas obtenu l'accès à la data room et donc effectué le dépôt de 100M€, étape obligatoire pour poursuivre le processus d'achat du club, son projet se dévoile dans un article du site warning-trading, qui explique avoir eu accès à une lettre confidentielle. 


Cette dernière est signée par Norodom Amarithivong, frère de Norodom Ravichak et vice-président du “Royal Future International”, une société liée au Royal Group, le fond de gestion de la fortune royale cambodgienne. En préambule de la lettre, Norodom Amarithivong donne quelques précisions sur la Royal Future International : "Royal Future International Cambodge est une entreprise internationale établie au Cambodge par des membres de la famille royale cambodgienne qui bénéficient d'un vaste réseau de relations officielles et commerciales en République populaire de Chine et dans toute l'Asie du Sud-Est. Plus particulièrement, Royal Future International Cambodge a développé des liens étroits avec le ministère chinois des Sports et la Fédération chinoise de football." 

Une introduction qui permet de mieux comprendre les bases de ce projet mais aussi et surtout son financement : "En nous associant à l’AS Saint-Étienne, nous avons l’intention de connecter le club à notre réseau commercial et sportif en Chine et de pousser l’ASSE à un tout autre niveau. Grâce à nos relations étroites avec le ministère chinois des Sports et la Fédération chinoise de football, nous allons promouvoir la marque du football et du patrimoine de Saint-Étienne auprès d’un grand nombre de sociétés chinoises qui cherchent à développer leur image à l’étranger."


Si la tête d'affiche de ce projet est bien Norodom Ravichak, il s'agirait surtout d'un financement chinois et d'une volonté de promouvoir la Chine en France. Justement, pour financer son projet, le Royal Group (fonds de gestion de la fortune royale cambodgienne) compterait s'appuyer sur les liens privilégiés entretenus avec près de 17 très grosses entreprises et 22 marques chinoises. On retrouverait dans cette liste quelques noms très connus comme Xiaomi, Haier, Huawei, BYD Auto ou encore TCL. 


Ainsi, Norodom Ravichak souhaiterait s'appuyer sur cette puissance financière pour monter progressivement en régime : "le sponsoring estimé (…) s’élèvera à 5 millions de dollars pour la première année de coopération, et augmentera de 10 millions de dollars et plus chaque année pour atteindre 100 millions de dollars (environ 85M€) de sponsoring tout au long d’un plan sur plusieurs années."


Dans cette lettre d'intention, d'autres objectifs bien plus politiques sont dévoilés : "Le football est devenu de plus en plus populaire en Chine et en Asie du Sud-Est. Il est également devenu une priorité stratégique pour Pékin". Le rachat de l'ASSE, s'inscrirait ainsi dans un projet plus global devant permettre à la République populaire de Chine d'accueillir la Coupe du monde dans un avenir proche. Un processus qui n'est pas sans rappeler celui du Qatar, avec l'achat de plusieurs clubs majeurs dont le Paris Saint-Germain, pour faire la promotion du pays et obtenir l'organisation de la Coupe du Monde 2022. 


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