"Une petite sonnette d'alarme" pour l'abeille Montanier
Présent en conférence de presse ce jeudi midi avant la venue d'Annecy samedi, Philippe Montanier est revenu sur la prestation de ses joueurs à Grenoble (0-0) estimant notamment que ça doit faire office de petite piqûre de rappel à son groupe.
Philippe Montanier : "On va regarder plutôt les résultats, on n'est pas dans une mauvaise dynamique. On est déçus de ce match face à Grenoble parce qu’on se devait de faire mieux, six victoires d’affilée, c'est rare dans un championnat. On reste dans une bonne dynamique mais avec une petite sonnette d’alarme désormais car on n'aura pas énormément de jokers, ce sera chaud jusqu’au bout. (...) Comment on agit au quotidien pour éviter de griller d'autres jokers ? Cela passe par les échanges entre nous, la vidéo, les outils dont on se sert pour bien communiquer avec les joueurs pour qu’on soit aligné sur les principes de jeu.
Est-ce que Grenoble est une équipe qui nous avait mieux étudiés ? Je ne pense pas, je pense que c’est plus dû à nous. On en a discuté avec les joueurs, on a peut-être manqué de fraîcheur physique et mentale. Rien n'est jamais acquis, tous ces paramètres ont fait qu’on a été en dessous de nos standards. Bien-sûr que Grenoble a été bon mais j’en veux plus à nous. Sur l’animation offensive, on a par exemple été en dessous. Quand je parle de ça, je ne vise pas que les attaquants, on le voit d'ailleurs face au Red Star avec ce but de Kévin Pedro. On a été très en dessous de ce qu’on a été capable de faire individuellement et collectivement offensivement ces derniers temps. Pour gagner des matchs, il faut marquer même si on n’a pas pris de but ce qui est positif.
C'est vrai qu'on a mieux fini le match même s'il y a cette occasion pour Grenoble sur coup de pied arrêté en fin de match. Je ne sais pas si c’est nous qui avions une vraie fraîcheur en fin de match ou eux qui étaient vraiment entamés. On avait vu qu'ils avaient du mal à finir les matchs. C'est vrai qu’on a mieux fini mais j’ai quand même senti moins de peps et moins d’étincelles offensives.
La statistique de notre possession de balle est parfois paradoxale. À Grenoble, on a eu le ballon mais moi ce qui m’intéresse c’est le dernier tiers adverse. On butine, on butine mais ça ne fait pas de miel et nous on a besoin de miel (sourire). Petit clin d’oeil à nos apiculteurs, j’adore le miel, ils ont besoin de soutien."
