Quatre ans après son départ de l'ASSE, Puel pas inquiet avec Nice
Intronisé nouvel entraineur de l’OGC Nice ce lundi matin en remplacement de Franck Haise, Claude Puel a livré ses premières impressions en conférence de presse, lui qui n’a plus coaché depuis décembre 2021 et son licenciement de l’AS Saint-Étienne.
Claude Puel : "Quand ces derniers mois on me questionnait sur mon avenir, je ne savais vraiment pas de quoi il serait fait. Je n'avais pas fermé la porte, j'ai eu pas mal de sollicitations mais jamais je ne me suis lâché (...) Je viens pour un challenge très difficile. Quelque part c’est ce qui me motive. J’aime bien les choses difficiles. Ce sont des challenges qui me parlent. Et, en plus, revenir ici c’est aussi renvoyer l'ascenseur parce que j'ai pris beaucoup de plaisir à Nice. J'ai travaillé avec le président pour faire grandir ce club. On a beaucoup travaillé sur les structures comme ce centre d’entrainement, sur les effectifs et on a essayé d'inscrire le club, je dirais, dans le futur (...) Le club a un petit problème de passage et on va essayer de l'aider à passer ce cap. En faisant en sorte, jusqu'à la fin de saison, de faire un corps avec les joueurs, le staff, pour redresser la situation. Avant d’espérer plus, il nous faut bien rester concernés sur notre sujet, remonter au classement et nous éloigner de places dangereuses. Et ça, le faire à travers, je dirais, des choses simples.
Questionné sur son absence de quatre ans des bancs de Ligue 1, le technicien castrais qui n’a plus coaché depuis son éviction de Saint-Étienne en décembre 2021 ne se montre pas spécialement inquiet : "Je ne me suis pas posé ce genre de questions. Ça passe vite quand même. C'est comme le vélo. Il y a toujours des nouveautés, des adaptations. Je vois par exemple l'environnement des joueurs. Il y a le staff, c'est extraordinaire en qualité, en nombre autour des joueurs. Tout évolue. Il faut prendre ce tournant-là. Mais après, le joueur reste le même, inquiet. Il cherche à progresser. Il cherche à faire une belle carrière. Leur environnement est toujours bien présent pour les conseiller. Il faut travailler de concert avec toutes ces personnes-là pour amener le joueur à sa meilleure expression. C'est passionnant. En quatre ans, on n'oublie pas ça. C'est pas grand-chose. Eric (Roy) est un bon exemple. Il était resté pas mal d'années sans un vrai poste. Et il fait des miracles, des choses extraordinaires à Brest. Je sais qu'il y a beaucoup de jeunisme. Mais des fois, quand on parle de jeunisme, il y a des passades. Beaucoup sont carriéristes et cherchent avant tout à capitaliser sur les moindres temps où ça se passe bien. J'ai l'avantage d'avoir la plus grande partie de ma carrière derrière, d'être toujours passionné, d'avoir toujours oeuvré pour les joueurs, pour les clubs qui m'ont engagé et de ne pas essayer de rebondir très vite pour faire une carrière et d'aller dans un club éventuellement dit supérieur. Ça, ça ne m'intéresse pas. Je pense que ça a beaucoup d'avantages également d'avoir une certaine maturité."
Source : Ogcn.com