"En face de nous on n'avait pas des séniors mais des enfants de 8 ans"
C'est le jour J pour l'US Ecotay-Moingt qui va vivre très certainement le plus grand moment de son histoire avec le match face à l'AS Saint-Étienne à Geoffroy-Guichard ce samedi soir en Coupe de France.
Avant cette affiche, l'entraineur adjoint de l'US Ecotay-Moingt, Anthony Antunes, est revenu sur les derniers jours vécus par son club au micro de nos confrères de RMC Sport. Il évoque notamment l'irruption qu'a fait le directeur sportif de l'ASSE, Loïc Perrin, à leur séance d'entrainement il y a plus de dix jours : "Quand Loïc Perrin est venu, il y avait de l'émotion pour les joueurs avec l'annonce de jouer à Geoffroy-Guichard, on a vu des étoiles dans les yeux. La semaine a même été difficile à animer, parce qu’ils étaient encore dans cette émotion. En face de nous, on n’avait pas des seniors, on avait des enfants de 8 ans, à qui on a donné le plus beau cadeau qu'ils pouvaient avoir peut-être. C'était top."
Pour le coach adjoint, c'est tout simplement un moment incroyable que l'USEM est en train de vivre : "C'était impensable il y a encore quelques semaines et là on est en train de le vivre donc super moment, un moment de 'joueur professionnel'. Ce qui est difficile, c'est de pouvoir jongler, c'est le cas je pense de beaucoup de dirigeants du club, avec notre vie, entre notre vie professionnelle et la vie du club actuellement la préparation c'est parfois compliqué, de trier les messages, de trier les appels, de dire celui-là je le prends, celui-là je ne le prends pas mais non, expérience de fou ! (...)
Quand je suis allé chercher mon pain, la boulangère m'a fait un gros câlin pour me féliciter donc ça m'a un peu fait bizarre. À chaque fois qu’on croise les gens ce n’est que remerciements et félicitations. Les commerces se mobilisent quand on va chercher notre pain, notre journal, on voit des écharpes, des ballons jaunes et rouges, des décorations jaunes et rouges dans les boutiques. Ca apporte énormément de fierté et de plaisir et de se dire qu'on a aussi - le mot une mission ça va peut-être un peu fort - mais qu'on se doit de représenter la ville correctement, de donner tout ce qu'on aura donné pour qu'à la fin les gens aient toujours ce même sentiment de fierté de nous."

