Pour Puel, la France entière voulait voir l'ASSE en Ligue 1
Ancien entraîneur de l'AS Saint-Étienne, Claude Puel a joué un bien vilain tour aux Verts lors des barrages Ligue 1 / Ligue 2 en s'imposant avec l'OGC Nice, privant l'ASSE d'une accession dans l'élite.
Malgré cette réussite sportive avec les Aiglons, en plus d'une finale de Coupe de France perdue, l'entraîneur désormais âgé de 65 ans n'a pas poursuivi l'aventure. Quatre mois après sa mission sauvetage réussie à Nice, le technicien est revenu sur cette saison "harassante" ainsi que sur cette confrontation face aux Verts où tout le monde voulait voir tomber le club de la Côte d'Azur dans les colonnes de Nice-Matin : "C’était une saison harassante, très longue aussi puisqu’on l’a rallongée de 15 jours avec les barrages, ce qui est énorme. Avec des matchs tous les trois jours, c’était non-stop, on a vécu des choses très fortes. Les joueurs étaient très impactés, les salariés aussi. Mais avec le staff, il fallait rester entrepreneur, trouver toujours des discours novateurs, individuels ou collectifs, pour remonter les gammes. A l’arrivée, faire une finale de Coupe de France en allant se qualifier à Lorient, à Strasbourg, à Nantes, et sauver le club, ce sont des fiertés.
Je suis fier de ce qu’on a réalisé dans l’adversité. Fier des joueurs, dans leur ensemble même s’il y a eu un peu de dissonance et que ça manquait de leadership. Je suis fier de mon staff, fier du club. Beaucoup se posaient des questions, tout le monde est resté quand même solide. Ce n’est pas parti dans tous les sens. Je n’ai jamais lâché un joueur dans les moments difficiles. Et je ne le ferai jamais si je devais encore opérer. S’enlever la pression pour la mettre sur les joueurs, c’est facile, on gagne du répit. Mais si tu n’arrives pas de suite à reprendre le fil, ils te le feront payer.
La libération contre Saint-Etienne lors des barrages ? Encore une fois, après les erreurs d’arbitrage, on a eu droit à l’interdiction de nos supporters à l’aller comme au retour. La France entière voulait voir Saint-Étienne en première division. Tu as un penalty bidon, tout contre toi. Heureusement, il le rate et à la fin, on sauve le club et on n’est pas loin de remporter la finale de Coupe de France. Il te manque juste l’efficacité, prendre l’ascendant quand on sentait les Lensois douter. Vu toutes ces difficultés, on a savouré la joie de la libération pour le maintien. On n’a pas pu la partager avec nos supporters, c’est mon regret. Mais les joueurs étaient heureux. C’était des gamins, c’était beau."
