Pour Caïazzo, c'est le début d'une dynastie, pas à l'ASSE mais au PSG
Il se faisait déjà discret sur l’AS Saint-Étienne quand il en était encore le président, les rares sorties dans la presse de Bernard Caïazzo se font autour du PSG, dont il semble être le parfait ambassadeur auprès des médias nationaux. Dans les colonnes de l’Équipe ce matin, c’est encore pour le club de la capitale que l’ancien co-président des Verts est élogieux.
Alors que le PSG va disputer ce mercredi soir sa demi-finale retour de Ligue des Champions face au Bayern, plusieurs acteurs et observateurs du football se sont confiés sur le dernier voyage des Parisiens à Munich, la saison dernière à l’occasion de la finale de la Ligue des Champions victorieuse face à l’Inter de Milan (5-0). Parmi eux, Bernard Caïazzo dont l’amour du PSG n’a jamais été un secret, pour celui qui avait un temps était pressenti pour être le président de... l’OM... avant de racheter avec Roland Romeyer : l’AS Saint-Étienne.
Bernard Caïazzo dans les colonnes de l'Équipe : "C'est quelque chose que je n'avais pas vu depuis.... Depuis l'époque de l'Ajax et de Johan Cruyff, on n'avait pas inventé un autre type de football aussi différent. Pendant le match, j'étais émerveillé. En sortant, on se demande : "J'ai rêvé ? J'y étais vraiment ?" Ce sont des moments de vie, il faut savoir les savourer sur l'instant. Après ça, quand on regarde un autre match, on a l'impression d'un film de deuxième niveau... C'est ce jour-là que j'ai pris conscience de ce qu'était cette équipe du PSG : ce n'est pas un coup ponctuel, ça va durer.
Je suis sûr qu'ils feront deux ou trois fois la finale dans les cinq prochaines années. Cette finale fait partie de mes cinq ou six plus grands moments de foot. Je me suis dit : "C'est le début d'une dynastie." Je l'ai vécue avec (Jean-Claude) Darmon, (Nicolas) de Tavernost, (Patrick) Bruel... La frustration, c'est d'être reparti très vite. À 3 heures du matin, tu es déjà de retour à Paris, tu n'en profites pas. C'était mille fois mieux à Munich, en 1993 : on était arrivés deux jours avant et repartis le lendemain."