On a parlé du Derby avec Méline Gérard (ex-ASSE et ex-OL)

Anciens Verts | Publié le par Corentin | 0 commentaire

Aujourd'hui gardienne au Real Betis en Espagne, Méline Gérard a joué quatre saisons dans le Forez avant de porter le maillot lyonnais pendant trois années. À la veille d'un OL-ASSE, l'internationale française a répondu à nos questions sur le derby.

Pour commencer, un petit mot sur toi. Où en es-tu dans ta carrière ? 

Je joue au Bétis Séville en Espagne. C'est ma deuxième saison au sein de ce club. Je prends énormément de plaisir dans ce nouveau championnat.


Penses-tu toujours à l'Equipe de France ? 

Oui tout à fait, quand on fait du foot, qu'on joue au plus au niveau, qu'on est performante et qu'on joue tous les matchs, évidemment qu'on y pense. Après ce n'est plus comme c'était, j'en suis sortie depuis quelques années déjà. Ce n'est pas mon objectif numéro un mais bien sûr, je me dis que je suis toujours performante et compétitrice pour faire partie de cette équipe.


Comme tu viens de le dire, tu joues au Bétis Séville. On sait que la rivalité avec le FC Séville est forte chez les hommes, est-ce également le cas chez les filles ? 

Oui tout à fait, pour le derby masculin ça chauffe beaucoup chez les supporters. C'est également le cas chez les féminines. Malheureusement je n'ai pas encore eu l'occasion de jouer contre Séville à cause des conditions particulières qu'on a eu l'année dernière. On a joué ni le match aller ni le match retour. Cette année on ne les a pas encore rencontrées. J'ai donc vraiment hâte de jouer un derby parce qu'apparemment, cela vaut le détour d'après ce qu'on m'a dit. 


Parlons désormais d’un autre derby, celui qui nous anime… Tu es arrivée à l'ASSE en 2010, comment ce match t'a-t-il été présenté par tes coéquipières, ton entraîneur et les supporters ? 

C'est vrai que dans le foot féminin, la rivalité entre Saint-Étienne et Lyon est quand même moins accentuée que chez les garçons. De part l'écart de niveau qui est très important, même si c'est toujours quelque chose de spécial quand on est stéphanois d'origine. Je me souviens que les Stéphanoises m'avaient dit : « Méline tu verras c'est le derby ! Voilà il faut y aller à fond. Les supporters sont au taquet. C'est une question d'honneur !»  C'est vrai que j'ai moins ressenti l’animosité de chez les garçons parce que j'ai eu l'occasion de voir des derbys à Geoffroy-Guichard. C'est vrai que c'était vraiment quelque chose. C'est d'ailleurs le stade où j'ai senti la meilleure ambiance. 


Pour avoir joué dans les deux clubs, le derby est-il présenté de manière différente selon les deux villes ? 

En tout cas dans le foot féminin, à Lyon, on en parlait beaucoup moins parce que comme je l'ai dit, encore une fois il y avait un écart de niveau. Et puis de toute façon comme l'Olympique Lyonnais dans le foot féminin est la meilleure équipe, à chaque fois que tu joues Lyon c'est quelque chose de particulier, encore plus quand t'es à Saint-Étienne parce que c'est le derby. Jouer une telle équipe c'est toujours quelque chose de spécial. Mais à Lyon, c'était quand même moins important. 


Mais globalement dans le club, est-ce présenté de la même manière ?

Oui chez les garçons c'est la même ferveur aussi chez les Lyonnais. C'est quelque chose de très important, très attendu. 


Si les Vertes montaient en D1 l'année prochaine et qu'elles arrivaient à s'installer de manière durable en première division, cette rivalité dans le foot féminin pourrait s'exacerber ?

Je ne pense pas parce que pour avoir connu les deux clubs, je pense que l'ASSE ne mettra jamais les même moyens que l'OL pour le foot féminin. Du coup je pense que ce serait très difficile pour Saint-Étienne de venir concurrencer Lyon. Il y aurait toujours un écart très important ce qui fait qu'il y aurait beaucoup moins d’animosité et de ferveur autour de ce genre de match. 


Pour toi en tant que joueuse, quel était le derby que tu as joué qui t'a le plus marqué ?

C'est facile ! C'est la finale de la Coupe de France contre l'OL qu'on a joué quand j'étais à Saint-Etienne. C'était en 2013 si je ne dis pas de bêtises. On avait bien tenu le score. Il n'y avait qu'1-0 à la mi-temps. Il y a eu vite 2-0 mais après on est revenu à 2-1. On a essayé de relancer l'espoir mais bien évidemment on ne faisait pas du tout le poids. J'en garde un très bon souvenir. En plus c'était le dernier match de Sonia Bompastor il me semble, une icône du foot féminin. Je me rappelle bien de ce derby-là. 


Selon toi, que faut-il pour remporter le derby ? 

Il faut du mental, il n'y a que ça de toute façon dans tous les matchs. Ça se joue beaucoup là-dessus. C'est beaucoup de mental. 


Quel est ton pronostic pour ce 121ème derby de l’histoire ? 

Je suis pas très bonne en pronostic mais je vais dire 2-2 (rires).


Quatre ans à l’ASSE, presque autant à l’OL, ton coeur penchera de quel côté dimanche ? 

C'est une bonne question ça ! C'est vrai que du coté de l'ASSE j'ai vécu quatre super belles années. J'étais encore dans le foot amateur. C'est complètement différent de ce que j'ai pu vivre du côté de Lyon. Avec l'OL, j'ai gagné beaucoup de titres et j'ai appris énormément. C'était professionnel, j'ai joué avec les meilleures joueuses du monde. C'est vraiment deux contextes particuliers. C'est vrai que Saint-Étienne c'est quand même mes débuts, le club qui m'a permis de percer en tout cas au haut-niveau. L'Olympique Lyonnais m'a permis d'atteindre l’Équipe de France. Je garde de très bons souvenirs des deux clubs. J'aurais du mal à me positionner sur un derby donc voilà je ne peux pas vraiment dire que mon cœur balance. C'est celui qui en mettra le plus et puis voilà. 



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