Numéro 42, Yaya Touré, Gradel et Zokora, à la découverte de Kanté

Pros | Publié le par Paul. R | 3 commentaires

De Guel à Krasso, en passant par Gradel et Zokora, l’ASSE voit un nouveau joueur ivoirien poser ses valises dans la Loire. À l’occasion de la conférence de presse avant la rencontre entre l’ASSE et Montpellier de ce samedi, Abdoulaye Kanté est revenu sur son parcours et ses inspirations dans le football.

Abdoulaye Kanté : "Le numéro 42 a toujours été mon numéro. Quand je suis arrivé, on m’a expliqué que c’était le numéro du département et qu’on ne le donnait pas forcément aux joueurs (ndlr, il avait été porté par Etienne Green). Mon lien avec ce numéro 42 ? Je suis Ivoirien et je me reconnais à travers mon histoire dans celle de Yaya Touré. Je me suis beaucoup inspiré de lui, de son parcours. On vient du même pays, on joue au même poste et donc j’ai pris le même numéro que lui. C’est un modèle pour moi et tous les Ivoiriens, sa carrière parle pour lui. Pourquoi j’ai finalement pris le numéro 14 ? Par rapport à N’Golo Kanté quand il était à Leicester. Même nom, même profil, c’était logique (sourire).

À Saint-Étienne, il y a eu Zokora. C’est un modèle aussi car c’est un grand joueur qui est passé dans ce club. Les grands joueurs, on s’inspire d’eux. J’ai encore des contacts avec lui et il me donne des conseils. Avec Max-Alain Gradel, on n’a pas échangé cet hiver avant que j’arrive, car les choses se sont fait vite mais on avait eu des contacts avant. Le mercato, ça va vite mais quand je suis arrivé on m’a parlé de lui et je lui ai envoyé un message, il m’a dit du bien du club et on se parle régulièrement depuis. En Côte d’Ivoire, tout le monde connait l’ASSE. Quand mes amis ont su que je signais ici, mon téléphone n’a fait que sonner et il voulait tous un maillot que je n’avais pas encore porté (rires). C’est un grand club avec des grandes valeurs.


Au final, je n’ai pas beaucoup joué au football quand j’étais enfant en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas simple de jouer au pays, tout simplement parce que les parents misent beaucoup sur l’école avant tout. Quand je suis arrivé en France, ce n’est pas un Centre de formation qui est venu me chercher comme cela peut souvent se faire en Afrique, non moi je suis parti jouer de moi-même avec Montfermeil chez les U19, j’avais 15 ans, j’étais surclassé. Ensuite Troyes m’a repéré et j’ai effectué une saison avec la réserve l’année de mes 18 ans avant de faire deux années de Ligue 2. 


Le football n’est pas non plus arrivé par hasard, je voulais être un footballeur professionnel mais je n’avais pas les moyens d’atteindre ce rêve lorsque j’étais enfant, comme je l’expliquais, la priorité c’était l’école, car l’école c’est la sécurité, pas le football. Évidemment, je m’entrainais à côté car je pensais que je pouvais faire quelque chose dans ce domaine. Quand j’arrive en France, je sais que j’ai ce petit talent que je peux mettre en avant et que j’ai les moyens à ma disposition pour réaliser mon rêve."




Photo de Abdoulaye Kante
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