Néry : "Les joueurs de foot ne connaissent absolument pas les règles"

Anciens Verts | Publié le par Joris | 2 commentaires
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Loris Néry s'est longuement confié dans le Podcast Dessous de Verts. Il revient notamment sur sa nouvelle vie d'arbitre après celle de footballeur professionnel. Il se rend notamment compte que les footballeurs ne connaissent pas très bien les règles de leur sport. 

Loris Néry commence par confié à Franck Talluto du Podcast Dessous de Verts ses premières impressions en tant qu'arbitre : "Ça se passe bien. J’ai fait ma formation initiale au mois d’octobre et depuis tous les week-ends j’arbitre. J’ai commencé en District 2 puis en District 1 et en Régional 3 et désormais en Régional 1. Oui forcément la vie de vestiaire te manque quand tu as connu des bons groupes mais dans l’arbitrage tu retrouves une gestion d’équipe : tu n’es pas tout seul, tu es trois voire quatre avec le délégué voire cinq avec le quatrième arbitre. On retrouve quand même une petite équipe. J’ai fait un stage avec une soixantaine d’arbitres, c’est une autre famille qui s’ouvre.

Quand on est footballeur, on ne connait absolument pas la passerelle joueur - arbitre. On ne nous en parle absolument pas. En un an je passe directement l’examen fédéral pour rentrer à la fédération au mois de juin, je gagne une dizaine d’années sur tous les autres arbitres. Une fois que j’ai cet examen et que je suis à la Fédération, je n’ai plus de barrières : ce sont mes prestations sur le terrain qui feront que soit je monte, soit je redescends. Les portes seront ouvertes
."


Loris Néry souhaite faire de la pédagogie dans son arbitrage : "Au début en District 2, c’est bien pour attaqué mais au niveau du jeu je me faisais un peu chier (sic). Quand tu as connu le haut niveau c’est compliqué. Là en R1, c’est déjà pas mal, et je prends du plaisir à devenir l’arbitre que j’imagine et que j’ai connu sur certains terrains, pas forcément tous malheureusement. J’ai par exemple arbitré l’opposition de l’ASSE qu’il y a eue à huis clos, j’ai goûté au haut-niveau avec la Ligue 2 et c’est clairement là-dedans que je veux être parce que c’est hyper intéressant. Je prends autant de kiff à ce que ça joue bien et que ça aille vite. Je me fixe ce niveau-là. J’espère être dans l’accompagnement. Je ne veux pas être un arbitre qui met des cartons à tout-va, qui n’est pas du tout dans le dialogue, pas du tout dans la compréhension. J’ai cet avantage d’avoir été joueur, de comprendre la frustration des joueurs et beaucoup de choses sur le terrain. Parfois, une petite attention ça peut faire redescendre le joueur et la frustration, je suis plus sur un arbitrage dans la pédagogie. J’ai sûrement fait des matchs où j’étais relou (sic) en tant que joueur mais je n’étais pas quelqu’un qui prenait beaucoup de cartons. J’étais plutôt bien aimé des arbitres."

Le joueur formé à l'AS Saint-Étienne s'est rendu compte qu'il était loin de connaître toutes les règles du foot lorsqu'il a commencé sa formation d'arbitre : "Clairement. Rien que sur la première formation je pensais avoir des facilités par rapport aux autres mais clairement pas. On se rend compte que les joueurs de foot ne connaissent absolument pas les règles. J’étais vraiment sur le cul (sic) de m’en rendre compte comme ça. C’est même aberrant de se dire qu’on n’a pas su apprendre les règles correctement. Des fois on râle alors qu’on ne connait même pas les règles. Un exemple ? Si admettons que l’arbitre siffle alors que le ballon est dans la surface adverse, si un élément extérieur est rentré sur le terrain par exemple, c’est balle au gardien même si l’attaquant a le ballon à ce moment-là. Ce sont des petites règles comme ça. Si on ne les connait pas, on va râler contre l’arbitre mais ce sont les règles. Les règles de l’arbitrage sont un gros livret, compliqué et précis. Quand on est joueur, on ne se rend pas compte de ce que l’arbitre doit gérer : s’il y a des intempéries, une panne d’éclairage… Il y a énormément de choses à savoir."

Loris Néry ne se fixe pas de limite quant à sa carrière d'arbitre mais souhaite surtout prendre du plaisir : "Je ne me fixe pas de limites. Mon premier objectif, c’est cet examen au mois de juin parce que c’est l’entrée pour aller au haut niveau, il faut que je l’ai. Ensuite on verra comment ça se passe, on verra mes performances sur le terrain mais surtout je veux prendre du plaisir. Je ne veux pas me faire chier (sic) pendant les matchs à ne pas être content d’être là. Le premier objectif c’est vraiment de se faire plaisir et de réussir cet examen."


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