Ligue 2 - Que s'est-il passé à Nancy ? De lourdes sanctions à venir ?

Ligue 2 | Publié le par Tibo | 9 commentaires

Vendredi dernier, la rencontre entre l'AS Nancy-Lorraine et le Grenoble Foot 38 s'est terminée près d'une heure après les autres rencontres du multiplex,  la faute à une longue interruption causée par des fumigènes dans le parcage du Grenoble Foot 38.   

Les relations entre les ultras des deux camps sont conflictuelles, l'avant-match avait donné le ton d'une soirée particulière avec des ultras nancéiens qui sont venus à la rencontre des supporters grenoblois, occasionnant des heurts et la blessure d'un stadier au mollet, pris en charge par le SAMU après un jet de pétard rapporte Ici Sud Lorraine


En seconde mi-temps, après 48 minutes de jeu des pots de fumée rouges sont allumés dans le parcage grenoblois. Des sièges sont arrachés et jetés, la rencontre est arrêtée durant une quarantaine de minutes. Des images circulent rapidement sur les réseaux sociaux montrant des dispositifs permettant l'activation à distance des engins pyrotechniques, cachés sous les sièges du parcage. Ce sont les ultras de Nancy qui sont désignés comme étant à l'origine de ce stratagème. La rencontre finit par reprendre et se termine sur un 0-0. Le bus des supporters du GF38 est caillassé au moment de son départ du stade, dernier épisode d'une soirée qui pourrait coûter très cher aux Lorrains. 

Rapidement après la rencontre, le GF38 a publié un communiqué pour soutenir ses supporters : "Le Grenoble Foot 38 condamne avec la plus grande fermeté les faits graves survenus vendredi 20 février dernier lors du match de Ligue 2 BKT opposant l’AS Nancy Lorraine au Grenoble Foot 38.

Au cours de cette rencontre, des engins pyrotechniques ont été dissimulés dans le secteur réservé à nos supporters et activés à distance, entraînant l’interruption de la rencontre pendant une période significative et mettant en danger la sécurité des supporters, des joueurs et des officiels présents dans le stade. Ces faits sont inacceptables et contraires aux valeurs de respect que porte notre club, et nous en appelons à une enquête complète pour en établir les responsabilités.

Nous tenons à exprimer notre solidarité et notre soutien à nos supporters présents ce soir-là, qui ont été injustement exposés à ces actes irresponsables. Le GF38 réaffirme avec détermination que nos supporters ne sont en aucun cas responsables de ces incidents, comme l’ont par ailleurs souligné notre Directeur Général Max Marty ainsi que notre Directeur Sûreté/Sécurité Didier Garcin dans la foulée de l’événement.

La sécurité dans et autour des enceintes sportives doit rester une priorité absolue. Le Grenoble Foot 38 se réserve le droit de déposer une plainte auprès des autorités compétentes, afin que toute la lumière soit faite sur ces faits et que les auteurs soient identifiés et sanctionnés conformément à la loi.

Nous appelons par ailleurs toutes les parties prenantes : clubs, instances, supporters et autorités à œuvrer ensemble pour garantir des conditions sûres et sereines lors des prochaines journées de championnat.

Ensemble, Gagnons Les Sommets !"


Les dirigeants nancéiens ont également publié un communiqué officiel plus succinct : "Nous avons été profondément choqués par les incidents survenus hier au stade Marcel-Picot. Ces agissements sont inacceptables et contraires aux valeurs que nous défendons.
Nous les condamnons avec la plus grande fermeté et exprimons notre soulagement qu’aucune victime ne soit à déplorer.
Toute la lumière sera faite sur les circonstances précises de ces événements, en lien avec les autorités compétentes. Les personnes impliquées devront répondre de leurs actes."


Nancy avait débuté sa saison par quatre rencontres à huis-clos au stade Marcel-Picot, après l'utilisation d'engins pyrotechniques la saison passée en National 1. Le club était par ailleurs sous le coup d'un match de suspension avec sursis rapporte le média local. Le dossier se trouve désormais entre les mains de la commission de discipline de la LFP qui pourrait se montrer sévère suite à cette première en France. Déclencher de la pyrotechnie aux couleurs de son équipe dans le secteur visiteurs n'est pas une première en Europe, les supporters de Modène en Italie avaient déjà réalisé une telle action lors d'une rencontre face à la Reggina. Des précédents existent également dans les pays de l'Est ou en Allemagne, il s'agit en revanche d'une première en France. Par ailleurs, le parquet de Nancy a ouvert une enquête pour "violences aggravées lors d’une manifestation sportive, avec préméditation et réunion, dégradations par moyen dangereux, introduction, détention et usage d’engins pyrotechniques et jet de projectile présentant un danger pour les personnes"

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