Ligue 2 - Le MHSC prochainement vendu à un groupe anglais ?
Un nouveau club historique du football français va t-il passer sous pavillon étranger dans les prochaines semaines ? Ce serait la tendance du côté du MHSC selon les informations de Romain Molina.
Le journaliste indépendant annonce qu'un groupe anglais finalise le rachat du club de l'Hérault et devrait aboutir sauf souci de dernière minute. Précision importante, il s'agirait d'un actionnaire majoritaire et non minoritaire comme Laurent Nicollin avait pu l'évoquer par le passé.
Le président actuel du MHSC s'est d'ailleurs longuement confié dans les colonnes de Midi Libre et évoque cette recherche de nouveaux investisseurs pour le club qui a confié ce dossier à une banque d'affaires (Case Cassiopea) : "Ça avance petit à petit. C'est long, très long. On a eu déjà quatre ou cinq retours de potentiels investisseurs auprès de la banque. Je pense que mi-mai, on devrait y voir plus clair et avoir des offres concrètes. La semaine prochaine, un investisseur doit venir me rencontrer et voir des gens au club pour savoir où il met les pieds. Pour l'instant, on est encore dans l'inconnu. Est-ce que la participation sera de 10%, 30%, 50%, 60%, 80% ? Ça, on verra ce qu'eux sont prêts à proposer et à donner, surtout. Des investisseurs sont prêts à continuer, d'autres ont renoncé faute de stade. Après, il y a des choix. Avec mon frère, on est à une période de choix. À nous de faire les bons ou les moins mauvais."
Le boss de la Paillade se dit en tout cas prêt à lâcher le contrôle du club : "Tout dépendra de ce que le partenaire peut apporter. L'important, ce n'est pas que Laurent ou Olivier Nicollin aient 30%, 40%, 70%, 80%, l'important c'est la pérennité du club. L'important, c'est que le club soit sain financièrement et que quelqu'un puisse le booster pour avoir des joueurs et que l'on retrouve la Ligue 1. Nous, avec mon frère, on ne sera pas les oiseaux de mauvais augure, en disant coûte que coûte, on le garde. On ne veut pas conduire le club à la faillite et le ramener en division d'honneur ou l'a pris notre père. Personne n'est irremplaçable, ni ne détient les clés de la vérité. Moi, je veux pouvoir me regarder dans une glace dans cinq ou six ans même si je ne suis plus le président. J'avais prévu une fin plus tard. Si elle arrive plus tôt, ce n'est pas grave. C'est plus pour ma femme qui va m'avoir tous les jours à la maison. Vu les droits télé, vu l'absence de nouveau stade, ça va nous coûter entre 10 et 20 millions d'euros par an. Et il n'est pas question de mettre en péril l'entreprise familiale. Sinon, on va vendre les meilleurs joueurs, miser sur les jeunes et avoir un budget comme Rodez ou Pau (environ 7-8M€ contre 28M€ actuellement au MHSC). Êtes-vous prêts à ça ?
Nous on veut une équipe compétitive, car le club et la ville le méritent. On est proche de trouver un ou deux partenaires. On verra ce qu'ils nous proposent. On verra s'ils veulent une part, s'ils veulent tout racheter, on verra ce qui est le mieux pour le club. On n'en est pas là, il en a cinq pour l'instant. Que deux ou trois valident leur intérêt pour participer voire plus. Si aucun des cinq ne s'implique, on serrera les fesses et on devra réduire la masse salariale."