Ligue 2 : Chabane devant le tribunal, Romeyer y a échappé

Ligue 2 | Publié le par Tibo | 19 commentaires

Condamné à deux ans de prison dont un avec sursis pour agressions sexuelles, il y a seulement trois jours (il a fait appel de la décision), Saïd Chabane est depuis ce matin devant la tribunal correctionnel de Bobigny.

Il doit répondre des accusations de "blanchiment en bande organisée" et d'"exercice illégal de la profession d'agent sportif". L'Équipe consacre un dossier à cette affaire dans son édition du jour. Il est soupçonné par les enquêteurs qu'Abdelkader K, Jalal Benalla, ancien judoka reconverti dans le management sportif, Abdelkader C et enfin Lasana K, seul agent licencié FFF du groupe, d'utiliser une même couverture pour bénéficier, sous le manteau, de rémunération lors de mutations. 


Cette enquête trouve sa genèse dans une enquête préliminaire visant Abdelkader L par la police judiciaire de Seine Saint-Denis qui lui reproche une extorsion autour de la gestion d'un chantier de BTP. Son placement sur écoute permet aux enquêteurs de constater que ce dernier parle beaucoup de football et qu'il serait même très impliqué sur le marché des transferts. 


L'enquête permet notamment d'établir des contacts directs ou indirects entre ces hommes et Saïd Chabane ainsi que Roland Romeyer. Les investigations menées sur les comptes bancaires de chacun auraient permis de corroborer certains dires. On parle là de nombreux virements et retraits importants de cash, de surfacturation, de salariat déguisé... 

Le 14 juin 2022, l'affaire éclate au grand jour avec des perquisitions simultanées aux sièges du SCO et de l'ASSE. Une nouvelle perquisition est réalisée le 3 janvier 2023, cette fois-ci, le club du Forez n'est pas concerné par cette seconde salve. Le quotidien sportif explique que les enquêteurs estiment avoir bâti un dossier solide, épais de quatre tomes en couplant les écoutes et les suivis des flux financiers en plus des témoignages. 


Et Roland Romeyer et l'AS Saint-Étienne dans tout cela ? Une source proche de l'enquête indique : "les éléments recueillis ne justifiaient pas de poursuivre. On l'aurait fait sinon." En revanche, pour le SCO et son propriétaire, c'est une nouvelle période agitée qui s'annonce avec une audience spéciale qui devrait durer toute la semaine. 

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