Lettre ouverte aux présidents de l'ASSE

Pros | Publié le par Tibo | -1 commentaire
Benoit De Gaudemar, a pris sa plus belle plume pour s'exprimer sur la situation des Kops et sur la politique actuelle du club à l'encontre de ce "super-héros" qu'est le public du chaudron, porté par les noyaux-durs. Une lettre qu'il a adressé au Progrès : La dernière intervention du président Romeyer sur Radio Alpes désigne des boucs émissaires au sein des Kops, pour convaincre à sa cause une « pseudo majorité » de supporters, stratégie de communication bien connue que je condamne sans relâche. En préambule Je précise que je suis membre d'aucune section de supporters, que je ne suis pas affilié ultra, ce qui ne m'empêche pas de me sentir en osmose avec eux, particulièrement en ce moment ! Les derniers évènements qui se sont produits face à Lorient, où la répression, avec l’aval du club, a encore franchi un nouveau cap inimaginable me font réagir aujourd’hui avec virulence; Rappelons que des écharpes de jeunes gamins à l’effigie des Green Angels ont été confisquées par la police, idem pour des drapeaux et des morceaux de bâche. Mais jusqu’où cela s’arrêtera-t-il ? L’Ambiance du Stade Geoffroy-Guichard constitue tout simplement tout pour moi ! Même en l'absence de résultats pendant des années interminables, elle a permis à cette formidable passion qui m'avait été donnée lors des meilleurs moments par mes proches de perdurer. Comment en aurait-il été autrement sinon ? Le Chaudron n'est pas un mythe enseveli sous de vieux gravats. Son coeur n'a jamais cessé de battre et de faire briller de mille feux les yeux des pitchouns qui se sont succédé sans discontinuer. Cette transmission fait partie d'une histoire collective intergénérationnelle exceptionnelle, unique en son genre. Pour paraphraser Montaigne, elle m'a permis de me "peindre de couleurs plus nettes que n'étaient les miennes premières", à travers une ouverture aux autres, par la grâce de l'échange, d'une formidable communion, pour ne jamais oublier qui je suis et rester fidèle à mes racines. Puisse cette aventure humaine "consubstantielle" à ma nature propre ne jamais disparaitre ! Sinon, que deviendrais-je ? Lettre ouverte aux présidents de l’ASSE : L’ASSE est toujours là, peut-être en pleine renaissance après un nouveau trophée remporté l’année dernière suite à 32 ans de disette ? Mais grâce à qui ? Sûrement pas grâce à vous, messieurs nos dirigeants ! La tournure des évènements actuels, dont vous êtes les principaux responsables, laissent en effet planer le spectre de la disparition pure et simple du club ! D’ailleurs, il serait mort depuis longtemps s’il n’y avait eu que vous. Mais vous avez bénéficié d’une chance exceptionnelle. Laquelle ? Quel est le Super Héros n’existant qu’à Saint-Etienne qui permit à l’ASSE d’abord de subsister si longtemps dans la panade entretenue par une succession d’exploitants incompétents et d’entretenir une flamme suffisamment ardente pour lui permettre de côtoyer à nouveau les sommets ? Ce Super Héros ne s’appelle pas messieurs les présidents Romeyer et Caïazzo, pardon de vous le préciser ! Car contrairement à ce que nous raconte notre Président Romeyer tout schuss sur Radio Alpes, il ne s’agit pas non plus de la fameuse « majorité silencieuse » d’un « public de consommants » dont il prétend prendre la défense et assurer la sécurité. Il invoque nos « Kops » comme s’ils étaient des «Fauteurs de trouble » dont il ferait volontiers des « ennemis de l’extérieur ». Le « sage public » dont il se prétend le « supporter besogneux » n’est revenu que parce qu’un « noyau de vrais supporters » était resté là malgré les résultats médiocres et envers et contre tous les errements de leurs dirigeants successifs, pour assurer la survie du club ! Non, ce Super Héros, c’est précisément ce « noyau dur » de nos kops, terme éminemment positif, qui fut et qui reste nos « Anges Verts » salvateurs ! Qu’aurions-nous pu faire sans lui ? Ainsi, ils trahissaient la reconnaissance qui leur était due et ils condamnaient à plus ou moins brève échéance tout leur mouvement. Oh, on pouvait toujours trouver quelque chose à leur reprocher, par exemple de jeter quelques « feux de joie » de trop. Cela semble être le cas de notre président Romeyer sur Radio Alpes, dans son effort surhumain pour tenter d’importer à Geoffroy-Guichard un règlement de compte digne d’un nouveau « procès de Moscou » ! Dans ce cristal de résistance représenté par nos deux « Kops Populaires », faut-il faire des différences, donner des médailles en chocolat à certains et des blâmes suspensifs à d’autres ? Faut-il faire planer des menaces sur ceux qui n’ont pas encore été stigmatisés, comme les Green Angels ? Attention, cet esprit de résistance qui nous a sauvés, nous sommes en train de le tuer dans l’œuf. Et, en son lieu et place, notre Président Romeyer est en train d’instituer une nouvelle « restauration », celle d’une « masse publique amorphe » soumise à ses élucubrations sécuritaires ! Au lieu de défendre les siens, c'est-à-dire ceux qui ont toujours été les nôtres, il a choisi de « se soumettre au dictat de la LFP » qui n’a rien à faire de nos ardents défenseurs, mais plutôt des comptes à régler avec eux par intérêt purement mercantile. Est-ce là capituler devant une « force extérieure » ? On pourrait le croire étant donné la culpabilisation infantilisante de son discours. Mais non, car il ne s’agit pas du tout d’une « force extérieure » qui nous contraindrait. Nous savons tous que la contrainte vient du dedans ! En effet, qui siège actuellement sur le trône de la vice-présidence de la LFP ? Mais c’est notre très cher Président Caïazzo ! C’est donc lui qui veut nous imposer un « public muet » et sans le moindre « feu de joie » ! Ce sont donc nos dirigeants qui créent eux-mêmes les menaces avant de prétendre qu’elles viennent du ciel pour nous faire croire qu’elles sont légitimes. Qu’ils aient enfin l’audace de défendre leurs « Kops populaires », CAD la « substantifique moelle » de leur club, CAD l’essence du « Chaudron » ! C’est pour cela que nous les avons choisis et pour rien d’autre. Sûrement pas pour transformer Geoffroy-Guichard en un stade à l’Anglaise où la seule hantise est d’éviter les amendes et de conserver intacte leur cassette d’Harpagon à la petite semaine ! Nous attendons d’eux qu’ils soient fidèles comme nous à « l’Âme » de l’ASSE, et à ses « couleurs ». Si notre sens d’être à tous vient de « la mine », nos kops ont toujours été historiquement les démineurs de nos déchéances. Et sans eux, à plus ou moins brèves échéance, nous ne tiendrons plus bien longtemps… "
Article plus récent chevron_right
Caïazzo : "Le podium n'est qu'un doux rêve"
keyboard_arrow_down Commentaire (-1) keyboard_arrow_down