Le président de la commission COVID fait le point

Infirmerie | Publié le par Tibo | 2 commentaires

Jean-François Chapellier, médecin fédéral et président de la commission Covid FFF fait le point dans les colonnes de l'Equipe sur la gestion sanitaire en Ligue 1 et Ligue 2.

"Notre commission (composée de 4 médecins et des 2 professeurs d'infectiologie) est en rapport constant avec les médecins de club, qui sont la pierre angulaire du système, notamment pour savoir quand les joueurs peuvent reprendre la compétition, ce qui est l'un de nos rôles. Depuis août, la commission s'est prononcée 8 fois pour un report de match, 10 fois elle a refusé. Pour l'instant, il y a 30 % des joueurs de Ligue 1 et Ligue 2 qui ont été positifs au Covid. Dans la population générale, c'est 12 %. C'est une grosse différence. Comment l'explique-t-on ? Les joueurs sont souvent testés et ils sont aussi beaucoup ensemble. Mais il y a des disparités au niveau des régions : le Sud-Ouest - Bordeaux, Pau - est beaucoup moins touché que d'autres régions, comme Grenoble, Nice. En décembre, il y a eu 17 cas à Lens, 20 à Nice, 20 au PSG, 20 à Saint-Étienne. À Brest il y en a eu 4, à Bordeaux 5. En janvier, il y a une augmentation de 25 % des cas. Ça suit la remontée nationale."

Le médecin en profite pour évoquer le cas des variants, le protocole a été adapté depuis le 12 février et insiste une fois de plus sur les gestes barrières :
"Ce que l'on sait des variants, c'est que ce n'est pas plus méchant au niveau de la maladie, mais que c'est plus contagieux. On entre donc dans une nouvelle phase. Je ne veux pas être alarmiste, mais il faut repasser des messages et rappeler la nécessité d'exemplarité des joueurs et des staffs. Je pense aux cas d'entraîneurs ou d'adjoints qui ont été positifs : il faut s'interroger et faire très attention, ne pas se checker, garder son masque pour les entraîneurs et pratiquer tous les gestes barrières... On sait qu'il n'y a pas de contamination croisée pendant les matches. Parce qu'on observe qu'il n'y a pas plus de joueurs positifs dans les équipes qui ont affronté des positifs. Un exemple : quand Lorient a joué à Bordeaux (1-2, le 9 janvier) et que Lorient a été arrêté les deux matches d'après, il n'y a eu aucun cas à Bordeaux. Vous avez plus de risques d'être contaminés en avion que quand vous jouez au foot. La contagion, c'est quand on est à table, dans un bus, sous la douche..."


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