Le Cardinal : "Être capitaine, ça n'a jamais été trop mon souhait"
Julien Le Cardinal a été suivi par une caméra du club pendant une journée. On y découvre le quotidien du capitaine de l'AS Saint-Étienne. Il s'est justement confié sur ce nouveau rôle cette saison.
Au micro du club, Julien Le Cardinal s'est confié sur son rôle de capitaine de l'ASSE depuis le début de la saison. Il assure rester le même et qu'il ne souhaitait pas forcément avoir le brassard même s'il commence à s'y faire. Il donne les qualités d'un bon capitaine : "Je reste Julien Le Cardinal tout court. Même si la statut a changé, le mec n'a pas changé. Est-ce que mon statut me fait être différent sur certains aspects ? Oui, après c'est d'autres responsabilités du coup. On va dire que je n'ai jamais été habitué à ça mais je commence à y prendre goût. Des fois c'est un peu chiant (rires), parce qu'on me demande mon avis sur beaucoup beaucoup de choses, mais ça montre qu'ils ont confiance en moi et que je fais partie de ce projet. Donc ça me fait plaisir aussi. Être capitaine, ça n'a jamais été trop mon souhait car un capitaine, ça doit parler dans les vestiaires et moi ce n'est pas trop mon tempérament, je n'aime pas trop ça mais j'ai trouvé un bon copain qui le fait à ma place (sourire). C'est Max' (Bernauer), vu qu'il est bilingue aussi, donc ça aide. (...)
Oui dans mon rôle de capitaine, quand je leur dis bonjour, je me sens un peu obligé d’analyser leur humeur. On l’a vu un peu avec So’ (Naïr) tout à l’heure. J’ai vu qu’il avait mal dormi (sourire). Je prends soin de mes copains. Quand quelqu’un est pas bien, c’est notre rôle. On a chacun une vie à côté, on ne sait pas ce qu’il se passe dans le quotidien de chacun. Quand on arrive ici, c’est bien d’avoir de la bonne humeur et de leur changer les idées quand ça va mal. Moi, je suis le mieux placé pour dire des conneries (sourire). Mais bon il faut être un peu sérieux des fois aussi (sourire). (...)
Un bon capitaine ? Quelqu’un de bienveillant, qui pense aussi à son groupe. C’est le référent de ce groupe. Il faut qu’il pense à tout le monde, pas seulement aux onze, seize, dix-sept, maintenant 20 dans les groupes en Ligue 2. Que ce soit le petit jeune qui vient d’arriver qui n’est pas encore pro jusqu’au mec qui a je ne sais pas combien de matchs en professionnel. Il faut qu’il sache jauger son groupe et qu’il essaie de ramener de la bienveillance, de l’humour, tout en ayant beaucoup de respect parce que je trouve qu’il se perd beaucoup aujourd’hui. J’essaie d’instaurer ça, je trouve que c’est important d’avoir beaucoup de respect et de bienveillance envers tout le monde parce que comme je l’ai dit, on ne sait pas ce qu’il se passe dans la vie de chacun et c’est important de vite analyser la chose et d’essayer d’accompagner son partenaire dans les moments difficiles que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans le foot. J’essaie de faire passer ça par la rigolade parce que c’est toujours mieux que de faire une réunion de 30 minutes dans une salle."
