Larqué : "Cette ferveur... Que tout ça continue, que tout ça persiste"
Dans un long entretien accordé au club, Jean-Michel Larqué est revenu sur ses vertes années alors que nous célébrons cette saison, le cinquantenaire de l’épopée de 1976.
Honorés lors du match de la 34ème journée de Ligue 2 et la réception d’Amiens, les héros de 76' devraient recevoir à nouveau un chaleureux accueil de la part du Chaudron. Des festivités pour le cinquantenaire de l’épopée européenne de 1976 aux allures de conclusion d’une très belle histoire pour une génération qui a marqué le football français. Dans un long entretien sur le site de l’ASSE, Jean-Michel Larqué est revenu sur cette épopée et le lien qui unie ceux qu’on appelle plus communément les "Verts de 1976" : "On se voit une à deux fois par an tous ensemble, en étant heureux de se retrouver. On a des choses à se raconter. Nous avons vécu une aventure exceptionnelle. Si ça n’avait été qu’une relation professionnelle, on ne se retrouverait pas toutes les années depuis 50 ans. Il y a chez nous tous une véritable envie de partager, car nous sommes très conscients que cette aventure-là a bouleversé nos vies. Sans cette Épopée, nous serions certainement d’autres personnes.
Nous serons en tribune (face à Amiens). Je ne crois pas que nous pourrions rendre des services sur le terrain (rires). Évidemment nous serons là, en croisant les doigts si vous voyez ce que je veux dire ! On est honorés de voir que l’ASSE participe à cette commémoration. On est surtout émus, car les années passent, les rencontres vont se faire de plus en plus rares… C’est plus qu’une fierté. Et quand je vais au stade, la gorge est toujours un peu serrée, parce que ça rappelle de grands souvenirs. Et cette ferveur qui est toujours là… Ce sont peut-être des petits-enfants de nos supporters de l’époque qui sont là. Que tout ça continue, que tout ça persiste ! Je mets ce cinquantenaire sous la bannière de l’émotion. Et je pense que mes coéquipiers aussi (...) On a vécu des moments rares ensemble et ce maillot Vert représente tout pour nous. On aurait voulu le porter encore plus haut… mais je me dis qu’on a quand même dû faire les choses pas trop mal ! On était en tout cas fiers, et je suis persuadé, car on me l’a dit plusieurs fois, qu’on a surtout rendu le peuple stéphanois fier. Et, depuis, il nous l’a bien rendu."