La Ligue des Droits de l'Homme contre la dissolution des GA92 et MF91

Stade | Publié le par Joris | 2 commentaires

Comme l'année dernière, la mobilisation est forte contre la dissolution des Magic Fans et des Green Angels voulue par le gouvernement et le Ministère de l'Intérieur. La fédération de la Loire de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) se prononce contre. 

On se dirige comme l'année dernière vers de nombreuses prises de positions venant de toutes les strates de la société pour contester la dissolution des Magic Fans et des Green Angels souhaitée par le gouvernement et le ministre de l'Intérieur. La fédération de la Loire de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a publié un communiqué en ce sens. Elle rappelle que la dissolution est une mesure d'exception particulièrement attentatoire à la liberté d'association qui ne peut être envisagée qu'à la condition d'être nécessaire, fondée et proportionnée, conditions qui n'apparaissent pas réunies en l'espèce. La LDH rappelle également que : "les groupes concernés occupent une place importante dans la vie sociale locale et qu'une procédure comparable avait déjà été engagée l'an dernier, sur la base de griefs similaires, sans qu'ils soient jugés suffisants pour justifier une dissolution." Pour finir, la LDH rappelle l'importance de sanctionner individuellement les supporters qui vont à la faute et pas collectivement. Elle appelle donc les autorités à renoncer à cette dissolution. 

Le communiqué de la fédération de la Loire de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) :

La LDH conteste la procédure de dissolution engagée contre des
groupes de supporters stéphanois. La Ligue des droits de l'Homme (LDH) exprime sa préoccupation face à la nouvelle procédure de dissolution engagée contre des groupes de supporters stéphanois, Green Angels 92 et Magic Fans
91. La dissolution administrative d'un groupement constitue une mesure d'exception, particulièrement attentatoire à la liberté d'association. Elle ne peut être envisagée qu'à la condition d'être nécessaire, fondée et proportionnée.


Or, en l'état, ces conditions n'apparaissent pas réunies. La LDH rappelle que les groupes concernés occupent une place importante dans la vie sociale locale et qu'une procédure comparable avait déjà été engagée l'an dernier, sur la base de griefs similaires, sans qu'ils soient jugés suffisants pour justifier une dissolution.


Elle souligne également que les faits pénalement répréhensibles, lorsqu'ils sont établis, doivent être poursuivis et sanctionnés individuellement. Rien ne saurait justifier une sanction collective à l'encontre de structures non condamnées en tant que telles. La LDH appelle en conséquence les autorités compétentes à renoncer à cette procédure, dans le respect des libertés publiques, du principe de proportionnalité et de l'exigence de responsabilité personnelle.


La LDH restera attentive aux suites données à ce dossier.


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