L'ASSE va durcir le ton avec ses ultras

Stade | Publié le par Tibo | 99 commentaires

L'AS Saint-Étienne a décidé d'accepter les sanctions prononcées par la commission de discipline de la LFP. Le club craignait d'ailleurs des sanctions bien plus lourdes et notamment un retrait de points fermes bien supérieur.

C'est donc avec un certain soulagement que l'ASSE a accueilli la décision de la commission de discipline de la LFP. Pour convaincre la commission de sa sincérité, le club a notamment mis en avant les plaintes nominatives déposées contre les supporters qui se sont rendus coupables d'actes belliqueux. Une pratique courante au sein de plusieurs clubs français, afin de marquer de bons points auprès de la commission de discipline. Suite à la plainte déposée contre X, le club a ensuite été rappelé par la Gendarmerie en raison de l'identification de plusieurs personnes présentes sur la pelouse de Geoffroy-Guichard le 29 mai dernier, rendant dès lors possible les plaintes nominatives.


De plus, le club s'est engagé à mettre en place un plan pour durcir le ton avec ses ultras. Cette compromission devrait déboucher sur une réorganisation en interne puis sur des mesures fortes prises afin d'endiguer l'influence des groupes ultras. Sébastien Deneux, président de la commission de discipline de la LFP a d'ailleurs confirmé dans les colonnes de l'Equipe ce changement de cap, qu'il encourage vivement : "On en a tenu compte, mais pour que le club parvienne vraiment à prendre une nouvelle orientation dans ses relations avec ses supporters, les pouvoirs publics vont devoir l'aider."


Au lendemain des incidents face à l'AJ Auxerre, des leaders des groupes s'étaient rendus à l'Etrat pour échanger avec les dirigeants. Depuis, c'est le silence radio. Le board stéphanois a rompu le dialogue et c'est donc par le biais des médias que les informations sont distillées. Reste le SLO (réfèrent supporter) pour maintenir les relations, fraîchement nommé au cœur de la saison et qui ne jouit pas de bonnes relations avec les groupes ultras. Son remplacement a d'ailleurs été évoqué, mais Samuel Rustem et Florian Merle ont finalement tranché en sa faveur, malgré un certain scepticisme en interne. Pourtant, au cœur de cette saison chaotique, le club avait toujours maintenu le lien et même une relation parfois ambiguë, notamment lorsque les groupes avaient pu arrêter le car des joueurs sous Claude Puel au retour d'un match au cœur de l'automne, alors que l'itinéraire avait été volontairement modifié pour éviter cela. 

Outre les mesures prises par le club, celles de la Préfecture pourraient s'apparenter à un coup de tonnerre dans le Forez. En effet, selon nos informations, la dissolution des groupes est clairement sur la table. Une solution qui n'est pas préconisée au club en interne par certains, redoutant de produire l'effet inverse recherché en laissant les kops sans responsables clairement définis et donc totalement ingérables. La décision reste néanmoins entre les mains de la Préfecture, le club n'ayant qu'un rôle consultatif sur ce dossier. Le club est donc décidé à changer les choses, Roland Romeyer se montre même très actif sur ce sujet. Jean-François Soucasse est de nouveau confronté à une crise sous sa présidence avec des Ultras. À Toulouse, il s'était enlisé dans un rapport de force contre-productif, qui avait largement contribué à créer un climat délétère entre le club et ses supporters. Depuis, le dialogue a été renoué dans la ville rose et le virage Brice Taton a retrouvé des couleurs et une place prépondérante au TFC qui ne manque pas une occasion de mettre en avant le groupe moteur du Stadium.

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