Janvion : "La Martinique, mon pays mais je me sens aussi Stéphanois"

Anciens Verts | Publié le par Joris | 0 commentaire

Grand artisan des très belles années de l'AS Saint-Étienne, Gérard Janvion s'est confié au micro du club en cette année 2026 marquant le cinquantenaire de l'épopée des Verts de 1976.    

Gérard Janvion revient notamment sur le match de folie face à Kiev où il avait le meilleur joueur du monde au marquage : "Cinquante ans… Déjà cinquante ans, je dirais ! Le temps est passé tellement vite. C’est vrai que ce match a été déterminant dans notre parcours et dans l’histoire de cette équipe. Jouer Kiev n’était pas un cadeau. Surtout après un match aller difficile et deux buts de retard à remonter. Deux buts, ce n’était finalement pas cher payé au vu de notre prestation. Le Dynamo nous a laissés en vie. (...) Robert Herbin faisait souvent des marquages individuels en coupe d’Europe. Et là, c’était Blokhine, le Ballon d’or. Pierre Garronaire avait beaucoup observé Kiev et c’est lui qui a soumis cette idée. Roby m’a alors convoqué dans son bureau. Et quand il convoquait quelqu’un, ce n’était pas pour rien. Lorsqu’il m’a demandé de venir, j’ai compris que c’était pour ma pomme ! Il était gaucher, rapide, assez costaud dans les duels. Mais, comme je me le suis répété à l’époque, ce n’était pas le diable (rires) ! Je ne pensais pas au fait que c’était l’un, ou le meilleur joueur du monde. J’ai préparé ce duel tranquillement. En fait, j’étais déjà heureux de savoir que j’allais être titulaire."


Gérard Janvion a pris du plaisir à vivre à Saint-Étienne : "J’ai toujours eu une vie assez simple. Je me souviens d’un appartement que j’occupais dans le centre-ville, rue de la Résistance, pas très loin du siège du club. Le capital sympathie était énorme envers nous. Nous ne nous cachions pas et nous vivions avec le peuple. Nous étions comme tous les autres Stéphanois et nous nous baladions sans problème en ville. D’ailleurs, je ne me souviens pas tellement d’être assailli de demandes d’autographes. Les gens venaient plutôt me voir pour m’encourager, me dire qu’ils seraient au stade le samedi et qu’ils seraient derrière nous. J’ai toujours senti qu’on se devait de respecter le maillot ne serait-ce que pour les remercier de leur soutien."

Ce cinquantenaire fait remonter beaucoup de souvenirs à l'ancien défenseur des Verts : "Beaucoup de souvenirs et, au-delà même de ce parcours magnifique, me reviennent en mémoire toutes ces années passées à Saint-Étienne. J’y suis quand-même resté onze ans ! Et, on ne reste pas onze ans à un endroit sans l’aimer. De plus, j’ai une fille qui y est née. Comme je le lui dis souvent, elle sera toujours Stéphanoise. Et je suis toujours très heureux de revenir à Saint-Étienne comme ça sera le cas pour le cinquantenaire. La Martinique, c’est mon pays. Mais je me sens aussi Stéphanois. Et, quand je vois que même cinquante ans après les gens ne nous ont pas oublié, je me dis qu’on n’a pas trop mal réussi..."


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