Horneland : "Je ne voulais pas descendre, mais il faut des compromis"
Eirik Horneland s'est longuement confié dans une interview tactique réalisée par le journaliste stéphanois Antoine Chirat pour Onze Mondial. Le coach norvégien parle notamment de la difficulté de lier résultats et jeu attractif à l'ASSE.
Interrogé notamment sur sa manière de voir le football, Eirik Horneland explique beaucoup aimer travailler avec des joueurs intelligents et souhaite rester dans une vision long-terme : "J’adore travailler avec des joueurs intelligents. C’est si simple d’avoir des joueurs capables de résoudre des situations sur et en dehors du terrain. Le football, c’est ça. Tu peux donner à tes joueurs un cadre, une idée de jeu, mais les joueurs ont aussi une certaine liberté pour s’épanouir dans ce cadre. Le football offensif, c’est le style que j’aime, celui pour lequel je me bats. C’est un style qu’une équipe comme Saint-Étienne doit avoir. Je ne voulais pas descendre en Ligue 2. Mais quand vous démarrez un processus, vous devez le poursuivre. Il faut des compromis, certes, car cela va mettre du temps à se mettre en place collectivement et individuellement, mais on a cette idée. On a eu des moments où l’on se rapprochait de cela, d’autres où on était loin de cela. Mais rester dans cette idée vous aide à long terme. Si vous avez une idée claire de la manière dont vous voulez jouer et que vous mettez cela en place au quotidien, les joueurs ressentent de la confiance. Ils peuvent ressentir qu’ils sont meilleurs jour après jour. C'est la façon dont nous travaillons."
Eirik Horneland reconnait que la difficulté la plus grande à laquelle il fait fasse est celle de lier résultats et jeu attractif : "C’est sûrement le plus difficile. L’an dernier, nous avons dû gagner quatre matchs, faire cinq matchs nuls et perdre 10 fois en Ligue 1. Saint-Étienne est un grand club avec beaucoup de pression. J’aurais voulu qu’on puisse accélérer notre processus, mais tu dois accepter que cela mette du temps, parfois plus que prévu. C’était très difficile pour moi. En venant de Norvège, où je gagnais plus de matchs, c’était compliqué. Il faut savoir accepter la pression sur soi. Les jeunes joueurs ont aussi une énorme pression, mais il faut les aider à gérer cette pression. Avec le travail du quotidien, les résultats viendront."
Le coach stéphanois explique comment il gère les mauvais résultats : "C’est très difficile. On est dans le football, car on aime la compétition. Mais quand on perd, on est touché, cela met de la pression, on se sent mal pour les supporters. Tu veux montrer que tu peux gagner. Il faut savoir être prêt à encaisser cette pression, prendre ses responsabilités. Il faut savoir rester concentré sur le développement, sur les petites choses qui vont t’aider à faire basculer les choses dans ton sens."
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— Onze Mondial (@OnzeMondial) January 2, 2026
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