Guyot : "Ce n'était pas un plafond de verre, mais un plafond de béton"
Laurent Guyot s'est présenté le premier en salle de conférence d'après-match hier soir pour revenir sur la large défaite de ses joueurs face à l'AS Saint-Étienne (4-0). Pour le coach annécien, les Verts étaient tout simplement trop forts.
Laurent Guyot : "Tout est plus fort que nous ce soir, il n'y a pas à rougir ou quoi que ce soit. Ça ne remet pas en cause le reste de la saison, si on m'avait dit en début de saison qu'on aurait en mars un maintien quasiment acquis mais que j'allais prendre quatre à zéro à Geoffroy-Guichard, j'aurais dit que je peux même en prendre six, je signe des deux mains.
C'est trop fort, ça va trop vite, vous êtes moins bien, moins précis, les alignements sont moins bons, il y a des pertes de balle qui mettent leurs attaquants dans de bonnes conditions... Il y a une supériorité évidente de l'adversaire, encore plus évidente que celle du Mans l'autre fois. On a rencontré les trois meilleures équipes du championnat, on a perdu trois fois, on est passé de +1 à +9 de différence de buts. On va rencontrer maintenant des équipes davantage de notre championnat. Il faut réagir et continuer à avancer, il faut rester lucide sur la supériorité de l'adversaire sans remettre en cause ce qui s'est passé jusque-là.
Sur les cinq équipes du top 5, je crois qu'on a pris sept points sur 30 possibles, cependant on est quasiment déjà maintenus. Ça montre notre qualité contre les équipes de notre championnat mais on n'a pas su passer ce cap. On n'a pas de honte à avoir. Ce soir, c'est plus un plafond de béton qu'un plafond de verre.
L'adversaire est plus fort. C'est toujours un rapport de force que vous avez, on sait qu'en jouant comme ça on prenait des risques, ça m'a rapporté plus de points que ça m'en a fait perdre d'évoluer comme ça mais ce soir ça m'en a fait perdre. Les déséquilibres sur l'alignement sont souvent dûs à des pertes de balle. Quand vous jouez plus fort que vous, tout va trop vite. (...) On joue comme ça depuis cinq ans. On est plus identifié comme une équipe qui grâce à ça fait des résultats, notamment par rapport à notre budget. Ça fait cinq ans qu'on joue comme ça je ne compte pas changer. C'est comme ça qu'on avait gagné à l'aller avec des circonstances hyper-favorables pour nous. En deuxième mi-temps, je change en restant dans ma moitié de terrain, surtout par rapport au goal-average. (...)
Les play-offs ? Rien n'est rédhibitoire dans le foot mais ça fait des semaines qu'on montre des limites. Sept points ça ne nous fait pas peur parce qu'on l'a déjà fait mais dans le bas de tableau, dans le haut ça avance plus vite.
Franchement que l'ASSE soit dans un système à trois ou à quatre derrière, on joue toujours de la même manière. On donne les informations aux joueurs mais ça ne change pas grand-chose sur ce qu'on veut mettre en place. C'est plutôt la gestion de la profondeur qui nous fait mal. (...) Néanmoins, le FC Annecy fêtera son centenaire en Ligue 2 et c'est beau d'avoir déjà acquis ça, il faut le rappeler."
