Ghoulam ne voulait pas revenir comme un mercenaire à l'ASSE

Anciens Verts | Publié le par Tibo | 0 commentaire

En décembre 2022, l'AS Saint-Étienne se trouve en Ligue 2 et invite Faouzi Ghoulam, sans club à venir s'entretenir avec le groupe dirigé par Laurent Batlles.  

Le latéral gauche formé à Saint-Étienne participe même à deux rencontres amicales, il marque d'ailleurs un penalty contre le Grenoble Foot 38. L'AS Saint-Étienne lui fait une proposition pour le voir finir la saison dans le Forez mais ce dernier repousse la proposition et s'engage finalement du côté d'Angers. Dans une interview accordée à fanpage.it, il explique son choix, égratignant au passage Roland Romeyer : "Après mon passage à Naples, ils m'ont contacté. Mon objectif était de revenir, même s'ils évoluaient en Ligue 2. Ils étaient en difficulté et m'ont proposé un salaire conséquent, mais j'ai clairement indiqué que je ne reviendrais pas dans mon club de cœur pour y travailler comme mercenaire. Je m'attendais à un projet à long terme, mais nos visions divergeaient. Ils me voyaient encore comme le jeune joueur qu'ils avaient laissé partir des années auparavant, alors qu'entre-temps, j'étais devenu un élément clé, fort d'une riche expérience internationale, ayant travaillé avec les meilleurs entraîneurs du monde. Le président me disait : « Viens nous donner un coup de main, on te paiera. » Et je répondais : « Ce n'est pas une question d'argent, vous êtes mon club de cœur, j'aimerais peut-être mettre en place une formation pour obtenir un diplôme de manager ou d'entraîneur. »

Quand on est issu du centre de formation, on a toujours tendance à vous sous-estimer. La vérité, c'est que j'évoluais à Naples depuis des années, entraîné par les meilleurs ; j'avais joué la Coupe du Monde, la Coupe d'Afrique des Nations, la Ligue des Champions et la Ligue Europa. Techniquement et professionnellement, j'étais en avance sur leurs standards à l'époque. Je vais vous raconter une anecdote : j'ai joué un match amical avec eux un mercredi. J'avais environ 32 ans, c'était en décembre, après mon départ de Naples. Le président m'a convoqué dans son bureau pour discuter du contrat et a commencé par les sempiternelles discussions sur l'argent. J'ai répété : « Monsieur le Président, je ne suis pas là pour l'argent ; je suis intéressé par un projet sérieux pour l'avenir du club. » Il a répondu par un vague « on verra ». Le lendemain, j'ai fait mes valises et je suis parti. Vingt-quatre heures plus tard, ils m'ont appelé : « On vous attend à l'entraînement. » Et j'ai dit : « Non, écoutez, je suis à New York. » Ils n'en revenaient pas, mais j'étais vraiment là, à regarder un match de NBA. Je lui ai dit clairement : « Je ne suis plus le garçon que tu as laissé partir il y a des années. Aujourd'hui, je prends des décisions très rapidement : si nos visions divergent, je te l'ai dit, je ne serai pas un mercenaire pour mon équipe préférée, et c'est tout, c'est fini. »

Non, ça ne s'est pas si mal terminé avec l'ASSE, au final c'est toujours mon équipe. On ne s'entendait juste pas avec les anciens propriétaires. Les choses ont changé depuis : l'actionnaire est le même qu'à Toronto, et Gazidis, qui était à Milan, est ici. Les choses ont évolué, mais c'était comme ça à l'époque. Malheureusement, je n'étais plus le joueur dont ils se souvenaient."

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