Gazidis : "Première saison que l'équipe et le staff ce sont nos choix"

Club | Publié le par Paul. R | 26 commentaires

Le président de l’AS Saint-Étienne, discret dans les médias locaux s’est exprimé la semaine dernière auprès de nos confrères de LÉquipe pour évoquer le début de saison des Verts et rappeler les objectifs du club sous la direction de Kilmer.   

Alors que Kilmer entame sa troisième saison à la tête du club, le président de l’AS Saint-Étienne dresse en premier lieu un bilan des deux premières saisons sportives dont le bilan n’est pas au rendez-vous des attentes des supporters avec une relégation la première année et un échec la saison dernière dans la tentative de remontée : "La priorité, ce sont les résultats, le terrain. Quand nous avons repris en juin 2024, il était très tard pour bâtir une équipe de L1. Le club n'était pas prêt pour cette accession. Il luttait depuis longtemps contre les réalités du football français actuel (...) Nous ne serons pas là pour toujours. Le club et les supporters, eux, le seront. Arsène Wenger me disait toujours à Arsenal que son objectif était de laisser le club mieux qu'il ne l'avait trouvé à son arrivée. C'est aussi le nôtre. La raison pour laquelle nous nous sommes intéressés à l'ASSE concernait son potentiel de développement. Nous avançons étape par étape. Cela prend du temps. C'est la première saison où nous pouvons dire que le club et l'équipe sont vraiment les nôtres : les joueurs, le staff, ce sont nos choix."


C’est pourtant plus d’une cinquantaine de profils dans l’organigramme du club, au sein du staff et sur le sportif qui ont accompagné l’arrivée de Kilmer depuis deux ans avec trois coachs choisis directement par la nouvelle direction. Avec près de 50 millions d’euros investis sur le sportif depuis l’arrivée du groupe canadien et une dizaine sur les infrastructures du club, Kilmer souhaite poursuivre le développement du club mais veut le faire en construisant sur la durée : "Nous avons déjà beaucoup investi. Nous avons la chance d'avoir Larry. Cela nous permet de ne pas prendre dans l'urgence des décisions que nous savons mauvaises à long terme : ne pas être obligés de vendre un joueur, pouvoir en recruter un si nous pensons qu'il est spécial, investir dans les terrains, la salle de gym, le staff ou la nutrition. Nous ne voulons pas tout sacrifier pour être promus cette année. Puis oublier ce qui se passera ensuite. J'ai vu que nous étions décrits comme le PSG de la L2. Ce n'est pas vrai. Ce club avait besoin d'investissements justes. Nous n'y injectons pas simplement de l'argent. Nous voulons construire un club financièrement pérenne, capable de tenir sur ses propres pieds, de produire sa propre réussite et d'être fort par lui-même."


Une construction lente qui se heurte avec l’exigence des grands clubs et des attentes de la part de l’environnement autour de l’avenir de l’AS Saint-Étienne. Ivan Gazidis mesure cette impatience mais se veut optimiste pour l'avenir : "Nos supporters sont impatients mais ils connaissent le foot. Je pense qu'ils comprennent la vision qui est la nôtre. Comme nous, ils sont déçus de ne pas être remontés en L1. Certaines raisons expliquent ces situations. Ce que nous portons pour le club n'est pas un projet de vanité, ni de bienfaisance. Nos revenus commerciaux ont déjà fortement progressé et les ventes de maillots ont triplé depuis notre arrivée. J'ai vécu à Milan une situation très similaire. Beaucoup des changements que nous faisons sont difficiles à percevoir de l'extérieur. Je sens que les supporters commencent à sentir leurs effets. Même s'il reste beaucoup de travail."

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