Fahmy : "Quand ça tourne mal, les personnes à blâmer, c'est nous, KSV"
Au cours d’un long entretien accordé au Progrès, Huss Fahmy est revenu sur l’organisation de l’état major stéphanois et le rôle de chacun dans les prises de décision au club.
Rencontré à l’occasion du stage de préparation de Divonne-Les-Bains par nos confrères du Progrès, Huss Fahmy président exécutif de Kilmer Sports Ventures (KSV) a brièvement détaillé le processus mis en place pour la prise des décisions à l’AS Saint-Étienne : "Les décisions sportives sont prises après un process impliquant la data, la vidéo, le scouting live et surtout des conversations nombreuses… avec le coach, les recruteurs et Loïc Perrin évidemment. Loïc est très humble, il aime profondément ce club et a une grande connaissance du foot. Mais parce qu’il ne demande pas la lumière, certains doutent de son importance. Il est impliqué dans toutes ces discussions. Bien sûr, quand les choses tournent mal, les personnes à blâmer, c’est nous, KSV.
Nous sommes dans le foot depuis longtemps, et on ne fera jamais comme certains dirigeants qui se tiennent à distance et qui disent « c’était nous » quand ça se passe bien et « c’est lui et lui » quand ça se passe mal. La vérité est que nous nous impliquons dans chaque sujet. Nous nous intéressons à la pelouse, au prix des billets, aux joueurs, à l’organisation des stages, à la fondation... Toutes nos décisions sont collectives, c’est aussi une manière d’éviter les terrains réservés et de pouvoir se dire les choses quand on se trompe. Mais à la fin nous sommes responsables des décisions. C’est la vie."
Parmi les décisions prises par la nouvelle direction de l’AS Saint-Étienne, celle de construire un staff conséquent. Une "armée mexicaine" d’une trentaine de personnes dont il est de l’extérieur, parfois très compliqué de comprendre le rôle de chacun et chacune : "Je ne pense pas que ce soit trop. Ce n’est pas une question de nombre, c’est une question d’unité. Tout le monde a un rôle très clair et une responsabilité. Tout le monde est important. Nous devons construire un club pour le futur, en Ligue 1. Si on attend d’y être pour élever nos standards dans tous les domaines, on redescendra en Ligue 2. Cela s’applique à notre manière de travailler, de s’entraîner, de se déplacer, de s’alimenter. En tant que propriétaires, c’est aussi une manière de montrer l’ambition et la vision que nous avons pour le club, et de créer un élan."
