Deux anciens de l'ASSE cités dans l'affaire du "flic" des Bleus
Une affaire extra-sportive secoue l'Équipe de France et son ancien officier de liaison, Mohamed Sanhadji. L'ancien policier a été mis en examen en septembre pour des faits de "recel de détournement de fonds public, de corruption active, de trafic d’influence, d’escroquerie et de blanchiment de fraude fiscale".
L'ancien officier de liaison des Bleus est dans la tourmente. Mis en examen le 16 septembre dernier pour "des faits de recel de détournement de fonds public, corruption active de personne dépositaire de l'autorité publique, trafic d'influence actif sur personne dépositaire de l'autorité publique, trafic d'influence passif par personne dépositaire de l'autorité publique, trafic d'influence international passif, corruption passive par personne dépositaire de l'autorité publique, escroquerie et blanchiment de fraude fiscale", il aurait échappé de justesse à la détention provisoire en payant un cautionnement de 80 000 euros échelonné sur plusieurs mois. Son contrôle judiciaire lui interdirait de côtoyer le milieu du football et voilà qu'aujourd'hui, Mohamed Sanhadji, fait l'objet d'une vaste enquête du quotidien sportif L'Équipe.
Le média évoque les contours de cette mise en examen. Déjà sous le coup d’une enquête après un don de plus de 60 000€ de la part de Kylian Mbappé, Mohamed Sanhadji aurait reçu de nombreux autres dons de joueurs de l'Équipe de France, officiellement pour acheter une maison chère à son cœur, officieusement pour réaliser une opération financière. Mbappé aurait là encore réalisé un don en sa faveur mais pas seulement puisque de nombreux autres joueurs de l'Équipe de France auraient répondu favorablement à sa demande comme Varane (20 000 euros), Lamouchi (20 000 euros), Guendouzi (7 500, contre une reconnaissance de dette) mais aussi les anciens joueurs de l'AS Saint-Étienne Yann M'Vila (15 000 euros) et Laurent Blanc (20 000 euros). Sans savoir qu’ils n’étaient pas les seuls prêteurs et avec demandes de silence, toujours selon le quotidien sportif.
Philippe Diallo, le président de la Fédération française de football, a été entendu dans cette affaire et a convenu que le comportement de Mohamed Sanhadji était contraire à la charte de déontologie de la FFF. Les agents ne peuvent ainsi "promettre, offrir, accepter, solliciter ou obtenir sous forme de promesse, des cadeaux et autres bénéfices (…) que s’ils ont une valeur symbolique ou insignifiante." Ce qui ne semble pas être le cas dans cette affaire.
L'entourage de Mohamed Sanhadji a répondu aux sollicitations du journal L'Équipe : "Le Parquet de Paris a estimé nécessaire d'informer les médias de la mise en examen de Monsieur Sanhadji et de communiquer les infractions qui lui sont reprochées ainsi que les modalités du contrôle judiciaire auquel il est astreint. En l'état, Monsieur Sanhadji réservera ses déclarations à la justice. Celles et ceux qui souhaitent commenter, résumer et surtout interpréter des faits sortis de leurs contextes le feront sous leur seule responsabilité. Mohamed Sanhadji n'entend pas les commenter devant un tribunal médiatique."
