Des nouveautés en matière d'arbitrage testées à la Coupe du Monde
Les grandes compétitions internationales sont souvent le terrain propice à des changements de règlementation et certains ajustements en matière d’arbitrage. La Coupe du Monde 2026 n’y coupera pas.
Figure emblématique de l’arbitrage mondial, Pierluigi Collina, responsable de l'arbitrage et président de la Commission des arbitres à la FIFA, a présenté cette semaine les nouveautés en vigueur en matière d’arbitrage sur la Coupe du Monde 2026 qui va démarrer le 11 juin prochain. Deux préoccupations majeures viennent alimenter les ajustements des règles : lutter contre le gain de temps et les discriminations.
Ainsi, désormais lors d’un changement, les joueurs remplacés auront dix secondes pour quitter le terrain, sans quoi leur remplaçant devra attendre le premier arrêt de jeu survenu une minute après le changement pour entrer sur la pelouse. Alors que la FIFA avait changé la saison dernière sa règlementation sur le gain de temps lors des dégagements des gardiens, offrant un corner à l’équipe adverse si le gardien mettait trop de temps à relancer le jeu (ndlr, règle concrètement jamais appliquée dans les faits), Collina précise que pour accompagner cela, désormais, un nouveau compte à rebours virtuel de cinq secondes a été fixé pour effectuer une touche ou un dégagement aux six mètres. En cas d'infraction, la touche sera inversée, et le six mètres se transformera en corner pour l'équipe adverse.
Autre changement majeur, celui autour de la VAR, avec une intervention désormais possible sur les seconds cartons jaunes, là où auparavant la Var n’intervenait que sur les expulsions via un carton rouge direct. Avancée majeure car source de nombreuses erreurs, la VAR pourra également intervenir lorsqu'un corner sera accordé à tort.
Enfin, en raison des incidents majeurs lors de la CAN 2025 ou bien des actes discriminatoires lors de la saison, la FIFA va durcir les règles contres les acteurs du jeu. Ainsi, les joueurs ne pourront plus cacher leur bouche lors d'une "conversation conflictuelle", sous peine de carton rouge afin d’éviter les insultes racistes qui ont fait de trop nombreuses fois l’actualité cette année. À noter également que les joueurs quittant volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale pourront eux aussi écoper d'un carton rouge.
