De Bontin et Caïazzo reviennent sur l'échec du rachat de l'ASSE

Finances | Publié le par Tibo | 48 commentaires

En mai 2018, l'AS Saint-Etienne annonçait entamer des négociations exclusives avec PEAK6 Investments L.P., une société de capital-investissement basée à Chicago. Après neuf jours de discussions, les deux parties se sont quittées fâchées, et sans accord. Dans les colonnes de l'Equipe, deux protagonistes reviennent sur cet échec. 

"Si tu n'as pas le couteau sous la gorge, il ne faut pas accepter à n'importe quel prix. Ce qui manque le plus dans les discussions : c'est quels investissements ensuite ?" justifie Bernard Caïazzo, président du conseil de surveillance de l'ASSE. Ce dernier pointe du doigt les intermédiaires mais aussi le manque de connaissances des acheteurs : "Ils disent à l'acheteur qu'avec 50 millions d'euros, ils vont gagner la Ligue des champions et au vendeur que les nouveaux propriétaires vont investir 500 millions d'euros. Une fois que les deux parties sont d'accord, les acheteurs vont souvent chercher les capitaux qu'ils n'ont pas en réalité au moment de la signature.

C'est très dur de travailler avec des gens qui ne connaissent pas le football. Ils ont du mal à comprendre que tout l'argent va au sportif, qu'il n'y a pas de profit à faire. En tout cas, cela ne passerait pas auprès des supporters. La seule possibilité, c'est de faire la différence à la revente, mais au bout de cinq à dix ans."

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De son côté, Jérôme de Bontin qui était pressenti à l'époque pour devenir le nouveau président de l'AS Saint-Etienne a une lecture différente de cet échec : "Caïazzo et Romeyer étaient ouverts à la discussion et l'intérêt était réciproque et légitime. Il aurait fallu plus de temps pour que cela se fasse. Les deux parties ne se sont pas entendues sur le juste prix. C'est dommage, cela aurait été bien pour la région de Saint-Étienne. À mes yeux, la transaction aurait dû se faire. Il y a une grande différence entre les fonds d'investissement et les riches particuliers. Sur le dossier de Saint-Étienne, les investisseurs américains avaient une réelle surface financière, possédaient déjà des parts dans d'autres clubs européens, comme Bournemouth."

Plus de deux ans après, difficile encore de démêler le vrai du faux. Toujours est-il qu'à ce jour, en regardant ce qui arrive ailleurs en France avec le même type d'investisseurs, la déception est clairement moindre.

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