Clavreul : "On sait qu'on a des armes, ils ont des faiblesses"
Buteur face à Saint-Étienne la saison dernière, pour ses débuts en professionnel, Ethan Clavreul s'affirme désormais comme un élément important du Stade Lavallois.
Les statistiques témoignent pour lui, le jeune ailier gauche de 20 ans a participé à dix rencontres depuis le début de la saison, inscrivant deux buts et délivrant quatre passes décisives. C'est lui qui s'est présenté en conférence de presse d'avant-match pour évoquer le déplacement à Saint-Étienne. Un déplacement qu'il avait manqué la saison passée et qu'il est heureux de pouvoir effectuer cette fois-ci : "L'année dernière, j'avais vu le déplacement à Saint-Étienne à la télévision. C'est beau à voir. Même lorsque tu regardes leurs matchs, il y a toujours de l'ambiance, une ferveur. Mais, quand je rentre sur le terrain, je fais abstraction des tribunes. Peut-être qu'il y aura du bruit et du monde, tant que tu fais un bon match et que tu joues, c'est le principal. À Laval (ndlr : le match face aux Verts la saison dernière), c'était un sentiment particulier parce que c'était mon premier match et mon premier but. Là, ça fait six gros mois que je suis dans le monde du football professionnel. Je sais ce que c'est, les ambiances, ça peut être impressionnant au début, mais une fois que l'échauffement commence, je suis dans ma bulle.
On sait qu'on a des armes, ils ont des faiblesses. Ils ont des armes et on a aussi des faiblesses, comme toutes les équipes. On a bien vu vendredi dernier face à Boulogne, si on est un peu moins beaux, ce n'est pas grave. L'objectif, c'est de gagner des matchs. Si on est un peu plus mordants qu'eux, on peut les surprendre là-bas et faire un bon coup dans la tête et au classement aussi.
C'est une petite piqûre de rappel pour eux, la défaite à Guingamp. On sait qu'ils ont perdu, on sait qu'ils vont être revanchards devant leur public, parce que c'est interdit pour eux de perdre deux fois d'affilée. Nous, on sait que l'on vient de décrocher une victoire à domicile. On a envie d'emmener notre public avec nous. Si on gagne à Saint-Étienne, je pense que face à Montpellier, il y aura un peu plus de monde dans les tribunes et plus de bruit.
Lorsque j'ai vu que Saint-Étienne était encore en Ligue 2 et que nous, nous nous maintenions aussi à ce niveau-là, je me suis dit : ce match-là à l'extérieur, il faut que j'y aille. L'année dernière, je ne l'ai pas fait, j'étais dégoûté. Toute ma famille avait effectué le déplacement. Cette année, je me suis dit, je vais prendre les matchs les uns après les autres. Par contre, oui, Saint-Étienne, ça fait toujours un peu plus rêver que les autres équipes. Ce n'est pas pour autant que je néglige les autres formations. C'est juste que Saint-Étienne, il y a une ferveur, un truc. Jouer des matchs avec beaucoup d'ambiance, beaucoup de monde dans le stade, un gros stade comme ça. Oui, ça fait toujours un petit truc dans la tête."
