Chandioux : "On était encore en D1 à la 94ème"
Alors qu’elles menaient tout le long de la deuxième période et étaient maintenues en Première Ligue, les Vertes ont concédé le nul dans le temps additionnel face à Fleury (1-1). Elles sont donc officiellement reléguées en Seconde Ligue Women. Yannick Chandioux s’est exprimé après le match.
Yannick Chandioux : "On a été sauvés un certain temps sur cette journée et puis, quand Fleury égalise les autres matchs sont déjà terminés, on a neuf orteils et demi en D1. C'est un scénario qui est dingue. On a une situation de supériorité sur l’action du but de Fleury. Il y a une erreur, c'est sûr, mais on a eu tellement de situations pour marquer avant, pour mener un zéro plus tôt, pour faire le break. Fleury a eu quelques situations aussi dangereuses, mais à travers le travail et le combat, on était là, je crois qu'on était présents sur le match. On a même à un partout la tête au deuxième poteau, c'est un petit résumé du match, effectivement et peut-être même de la saison, même si je n'ai pas tout vécu.
Si vous posez la question, c'est que vous avez la sensation que mes joueuses ont combattu, que les joueuses n'ont rien lâché. Après, il fallait aller encore un peu plus loin dans la démarche. Il y a beaucoup de déceptions, les joueuses sont tristes. J'imaginais que Lyon et le PFC gagnent leur match, on savait vraiment qu'une victoire aujourd'hui nous maintenait. Depuis deux mois que je suis ici, il y a eu de l'écoute, il y a eu du travail. J'ai le sentiment que sur ces deux derniers mois, on méritait peut-être de passer devant, si on prend en compte le match à Montpellier, où finalement un match nul aurait été aussi très logique. C'est un peu dur pour moi aussi.
J'ai vite adhéré à la mission, si j'ai accepté c'est que j'y croyais d'une part, que j'étais motivé. Tous les jours, j'ai répété au groupe qu'on allait y arriver, qu'il fallait être en vie le dernier match, on l'était, on l’était jusqu'à la 94ème, on était encore en D1 à la 94ème. C'est ce que je retiens, je retiens aussi un club, je retiens un quotidien où, avec le staff, ça a bien travaillé. On a progressé sur quelques domaines aussi. Je pense que les joueuses sont vraiment terriblement tristes et déçues de cette issue en tout cas.
Qu'est-ce qu'il a manqué ? Peut-être, un peu comme toute la saison, ce petit truc qu'on n'a pas eu sur la saison, parce que marquer 11 buts sur une saison, ce n'est pas assez, clairement. Finalement, ce qu'on vit aujourd'hui, c'est un peu le schéma offensif de la saison, c'est pour ça que c'est peut-être malvenu de se dire que sur la fin, on fait une erreur derrière, parce que de manière générale, je crois qu'il y a quatre équipes derrière nous sur le nombre de buts encaissés, par contre, on est la dernière attaque et on a pêché là-dedans. Ce qui est fou aussi, c'est que je répète à mon staff depuis le début qu'on allait se maintenir grâce aux coups de pieds arrêtés. On marque sur coup de pied arrêté et puis à la fin, je crois qu'on l'a eu.
Franchement, merci aux supporters, merci à eux parce que ça a poussé, il y avait du bruit à un moment donné, je pense que ça nous a aidé, mais ce n'était pas suffisant. En tout cas, ça nous a poussé et ça nous a permis de faire le match qu'il fallait aujourd'hui. C'est important parce que je crois que le club a fait beaucoup de choses pour les filles. Je crois que Saint-Etienne mérite d'être en première division, j'aurais aimé vous dire ça avec la mission accomplie. On va vite remonter. Le club va vite remonter si ce n'est pas avec moi, mais pourquoi pas avec moi ? Je viens de le dire et je le confirme, Saint-Etienne a tout ce qu'il faut pour être en première division féminine."