Chandioux : "On a tout changé entre hier soir et ce matin"
Yannick Chandioux est revenu à notre micro sur la défaite des Vertes contre Le Mans en Coupe LFFP, la première de la saison pour l'ASSE (0-2). Le coach stéphanois est revenu sur la rotation dans son effectif avec des choix forcés par des blessures.
Yannick Chandioux : "Oui fin de série... J'aurais aimé qu'elle perdure, c'est comme ça, il faut juste rebondir, comme après toute défaite. Avant que vous me posiez la question, j'ai bien aimé la deuxième mi-temps parce que j'ai vu une équipe conquérante, qui a gratté beaucoup de ballon, qui se crée des occasions malheureusement avec beaucoup de maladresses pour les terminer. Je crois qu'on a 13 ou 14 tirs, certains un peu ambitieux mais ça a le mérite de quand même rentrer dans cet espace et notamment dans la surface quelques fois. Après je suis un peu entre deux eaux à chaud. Les 20-25 premières minutes tiennent vraiment la route mais par contre on ne fait pas mal. J'arrête pas dire aux joueuses 'allez-y, une fois qu'on a déséquilibré avancez' mais je ne l'ai pas assez vu. On a défendu en reculant alors que dans un premier temps, on défendait bien en avançant. C'est d'ailleurs ce qui s'est reproduit en deuxième mi-temps. On a été conquérants parce que quand on défend en bloc comme ça en avançant, tout le monde fait son travail ensemble.
En première mi-temps elles marquent sur notre temps faible, en deuxième mi-temps elles marquent sur le moment où elles ressortent un peu plus, elles peuvent marquer un troisième but c'est vrai parce qu'on cherchait à revenir. J'ai le sentiment qu'on n'a pas fait un match catastrophique et ça nous confirme que Le Mans est une bonne équipe qui a un jeu de position qui peut nous mettre en difficulté. Vous avez vu qu'on a fait sans Agathe (Felden, 4 semaines d'indisponibilité, ndlr) et Mathilde (Kack) qui se sont blessées hier. Mon idée, ce n'était pas du tout de faire ça, c'était d'être un peu dans la rotation mais pas de cette manière-là. On a tout changé entre hier soir et ce matin. Je ne sais pas si ça aurait fait autre chose, peut-être que notre animation aurait été différente.
Dans les vestiaires, autant à la mi-temps j'ai haussé un peu le ton, autant en fin de match pas du tout, parce que je ne suis pas un entraineur qui crie pour crier après une défaite, et qui fait que dire que c'est bien après une victoire. Au contraire je vais chercher des choses à améliorer quand on gagne et en cas de défaite plutôt des choses positives pour maintenir à la fois l'ambiance de travail, la confiance, l'atmosphère qu'il y a dans le groupe depuis le début de saison qui me plaît. Il faut rebondir, c'est le terme. J'ai dit les choses sans m'énerver, sans amertume. C'est un match qu'on peut aussi gagner si on regarde de près les occasions. Il faudra garder en tête certaines choses pour le match retour."
