Brunon : "La solution contre l'ASSE ? Écouter le coach et obéir"
Benoît Brunon, capitaine de l'US Ecotay-Moingt, s'est confié sur ce match exceptionnel qui l'attend face à l'AS Saint-Étienne. Le joueur espère se frotter à la meilleure version de l'ASSE quitte à prendre "une valise", même s'il ne vient pas pour ça.
Benoît Brunon : "C’est impossible de ne pas penser à ce match-là. On y pense tout le temps. Après, on ne joue pas le match dans notre tête. On ne sait pas exactement contre quels joueurs on va jouer. Bien-sûr qu’on y a réfléchi. Moi, en tant qu’attaquant, j’ai pensé à Mickaël Nadé qui est très costaud (sourire). On ne sait pas ce que ça peut donner, on espère qu’ils mettront la meilleure équipe possible et qu’ils joueront à fond, en nous respectant, avec humilité et tout ce qui va avec. En espérant qu’on pourra se frotter à ce qui se fait de mieux, qu’on puisse se dire qu’ils sont là parce qu’ils sont bien meilleurs, qu’ils bossent et que nous on est à notre niveau en R3, mais on aura pris du plaisir et vu ce qu’est le haut niveau.
Bien-sûr qu’il y a la crainte de prendre une valise et en même temps s’ils jouent à fond c’est peut-être ce qu’il doit arriver. Je parlais avec l’ancien capitaine de Côte Chaude qui avait joué contre le PSG (en 1994, ndlr), Lama avait arrêté un pénalty, et les joueurs du PSG avaient dit que le meilleur moyen de les respecter, c’était de ne pas s’arrêter et de jouer comme ils savaient jouer tout le temps. C’est le but. Nous on a rien à perdre, si on prend une fessée, ça paraitrait logique. On y va pas pour ça je vous rassure (sourire), on essayera de montrer le meilleur du football amateur et de tenir la dragée haute à l’ASSE.
La solution face à l’ASSE ? On a un coach qui regarde tout, qui nous dit ce qu’on doit faire et nous on obéit. On fait (rires). La solution elle est là ! (…) Pour la causerie de capitaine avant le match ? J’ai plein de phrases toutes faites mais quand on sera dedans, ça sortira comme ça vient. Il faut que ce soient des choses qui sortent du cœur de toute façon. Il faut que chacun prenne du plaisir, que chacun profite parce qu’on ne sait pas si on pourra revivre ça. La causerie n’est pas faite encore, plein de choses se passent dans ma tête mais pour le moment, il n’y a rien d’arrêté et ça se fait souvent au feeling, selon l’échauffement s’il y en a qui m’ont soulé (rires)."

