Brison : "J'ai passé des années extraordinaires"

Anciens Verts | Publié le par Faustine | 27 commentaires

Ils sont 21 à pouvoir s'en vanter : vingt-et-un joueurs à avoir inscrit le nom de l'AS Saint-Etienne au palmarès de la Coupe de la Ligue un soir d'avril 2013, trente-deux ans après le dernier titre remporté par les Verts. Parmi eux, Jonathan Brison, stéphanois de 2012 à 2016. Pour EVECT, l'ancien latéral gauche est revenu sur son arrivée dans le Forez, ce sacre et ce groupe auquel il est lié pour l'éternité.

Petit retour vers le passé... Nous sommes à l'hiver 2012, vous débarquez dans le Forez en provenance de la Lorraine. À ce moment-là, qu'est-ce qui vous fait choisir l'ASSE ?

J'étais très bien à Nancy jusqu'au début de la saison 2011-2012 lorsqu'un nouvel entraîneur est arrivé (Jean Fernandez, ndlr). Après un début de saison où je jouais pas mal mais où l'on ne gagnait pas beaucoup de matchs, il m'a relégué sur le banc de touche. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je n'étais peut-être pas non plus au top. En tout cas, ça ne se passait pas bien avec cet entraîneur. À un moment donné, j'ai demandé à partir. Saint-Etienne s'est manifesté, notamment Christophe Galtier, assez rapidement sur mon dossier. En une semaine, dix jours, je signais à l'ASSE qui pour moi était déjà un club mythique donc j'étais content de pouvoir signer là-bas. Je n'ai pas hésité une seule seconde. C'est la première offre qui est arrivée et j'y suis allé tout de suite parce que Saint-Etienne, c'est un grand club français.

Un choix payant puisque moins de dix-huit mois plus tard, vous remportez une Coupe de la Ligue. Avec le recul, ça représente quoi pour vous ce moment ?

C'était l'aboutissement d'une saison exceptionnelle. C'est l'une, si ce n'est la saison, où j'ai pris le plus de plaisir sur le terrain parce qu'on avait une attaque de feu, on marquait beaucoup de buts, on était joueurs, on avait la possession du ballon... On avait réussi à battre des grands : notamment le Paris Saint-Germain au Parc (2-1, le 3 novembre 2012, ndlr). C'était un peu un aboutissement et surtout, c'était ramener un titre à Saint-Etienne trente ans après. Même si ce n'est pas un titre de champion, ça faisait longtemps que le Peuple Vert attendait ça. Pouvoir emmener tout le public au Stade de France, c'est sans doute l'image marquante de mes quatre ans et demi à Sainté. 


"Moi je suis content de voir que Romain marque encore des buts, que Jessy peut jouer, que Lolo est toujours le capitaine de Sainté"


Au-delà du titre, on retient aussi de cette époque ce groupe, l'ambiance qui s'en dégageait. C'était un vestiaire à part ?

J'ai eu de la chance dans ma carrière... Quand j'ai commencé à Nancy, tout jeune, j'étais dans un groupe essentiellement de jeunes joueurs, donc c'était super pour moi. Quand je suis arrivé à l'ASSE, c'était plutôt un groupe de trentenaires, comme moi... Oui, c'était un groupe à part. On était pour la plupart des bons vivants. On aimait se retrouver pour manger, jouer aux cartes. Pour la plupart, on avait des vies de famille et on se ressemblait tous un peu. On avait une certaine expérience, un certain recul. C'était vraiment génial. J'ai passé des années extraordinaires. 

Vous êtes toujours proche d'anciens coéquipiers de l'époque ?

J'habite sur Reims maintenant donc ils sont loin géographiquement parlant (rires). Mais on a toujours un petit message... C'est vrai qu'avec les réseaux sociaux, même si je ne suis pas un grand adepte, on garde le contact plus facilement, on voit ce que les gens deviennent. Moi je suis content de voir que Romain marque encore des buts, que Jessy peut jouer, que Lolo est toujours le capitaine de Sainté. Ce sont des gens que je n'oublierai pas. S'envoyer un message de temps en temps, se voir quand ils viennent jouer à Reims, je suis allé à l'hôtel la dernière fois... C'est toujours un plaisir pour moi de recroiser les anciens joueurs, le staff médical, les intendants... Saint-Etienne, c'est une grande famille mais c'est vrai. Quand j'ai la chance de pouvoir retourner là-bas, je vais saluer les personnes qui travaillent dans les bureaux. Ils sont là depuis un moment et ils sont toujours contents qu'on vienne les saluer.


Rendez-vous vendredi pour la deuxième partie de l'interview de Jonathan Brison.

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