Bogi : "Saint-Étienne, un club qui pue le football"

Féminines | Publié le par Paul. R | 0 commentaire

Au micro de The Process, l’ancienne stéphanoise Fiona Bogi est revenue sur son parcours de footballeuse et notamment son passage à l’AS Saint-Étienne entre 2024 et 2025.  

Fiona Bogi : "Ma dernière année à Rodez on fait une saison correcte, on termine cinquième ou sixième et puis Saint-Étienne m’appelle. Je fais le choix de rejoindre Solène Champagnac, ma meilleure amie, qui venait de partir là-bas pour faire une saison en 2024/2025. On se maintient dans le dur mais on se maintient quand même, on passe une belle saison.


Mon arrivée se fait autour de Laurent Mortel, un coach que nous avions eu à Montpellier. Solène l’avait déjà rejoint un an auparavant et donc ma dernière année à Rodez, il m’a appelé afin que j’intègre le projet de l’ASSE. Club mythique, j’avais quelques repères car je connaissais le coach, certains membres du staff et Solène. Rejoindre un club comme l’AS Saint-Étienne, cela ne se refuse pas. C’était dur de quitter Rodez, c’était un pincement au cœur après cinq ans, j’étais très attachée à la ville. Mon choix s’est fait sur le fait d’évoluer en D1 au sein d’un club mythique, je voulais retrouver ce niveau de compétition après ma blessure aux croisés.


C’est officiellement mon premier contrat professionnel, puisqu’avant j’étais sur des contrats mixtes où je travaillais pour le club avec lequel j’évoluais, donc cette arrivée à Saint-Étienne, c’est aussi quelque part la consécration de toutes les années de travail car ça allait enfin devenir mon métier à 100%. Se dire qu’on va se lever tous les matins pour sa passion, c’est quelque chose de formidable. Je ne pensais pas pouvoir le vivre un jour quand j’étais plus jeune.


À Saint-Étienne, c’était une année particulière car le coach s’est fait virer à la mi-saison. Il y a eu deux saisons en une, une première partie où on cartonne tout avec trois victoires sur les trois premiers matchs, à la moitié du championnat on est presque maintenues. La deuxième partie de saison est galère où on prend que deux points sur la phase retour. Sur le plan individuel, cela se passe bien, je joue dans des grands stades, dans un club qui pue le football.


C’est une ville, tu as les équipements du club sur toi, tout le monde te regarde, tu marches dans la rue tu tombes sur le logo de l’ASSE tous les 100 mètres. On allait beaucoup voir les garçons jouer... Le Chaudron c’est juste incroyable. Quand tu signes dans ce club, tu reçois des messages de partout, l’engouement est incroyable. C’est quelque chose de jouer dans ce club et à Geoffroy-Guichard. Ce sont de très beaux souvenirs.


J'avais signé pour deux saisons avec Sainté, un nouveau coach arrive après le maintien (ndlr, Sébastien Joseph). Il m'explique que je ne suis pas du tout dans les plans, il m'encourage vivement à prendre la porte. Cela fait partie du sport. Sur le moment, je veux lui prouver qu'il a tort, je viens de faire une saison en D1, je jouais, tout s'est bien passé et je me sens bien au club. Pendant la coupure de l'été, il revient vers moi à nouveau pour savoir si j'ai pris ma décision et qu'il attendait que je libère mon contrat pour pouvoir le donner à une autre joueuse qu'il voulait faire venir. Du coup je me dis qu'il ne me veut vraiment pas du tout... que je vais être au placard toute la saison. J'en parle autour de moi, je demande des conseils pour pas faire le mauvais choix et rapidement tout le monde est assez unanime sur le fait que je dois partir. C'est le moment où Toulouse arrive dans la balance. Je fonce signer au TFC."

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