Blachon : "Horneland était 'sélectionneur', Montanier pose des bases"

Pros | Publié le par Joris | 1 commentaire

Invité de l'émission 100% Sainté chez notre partenaire ICI Saint-Étienne Loire, Alain Blachon, ancien adjoint de Christophe Galtier à l'ASSE, est revenu sur le départ d'Eirik Horneland et sur l'arrivée de Philippe Montanier sur le banc stéphanois.  

Pour lui, les dirigeants stéphanois ont fait le bon choix : "Pour moi, Philippe Montanier a fait ce qui doit être fait. L'équipe était en difficulté avec un coach (Eirik Horneland) qui ne comprenait pas toujours l'état d'esprit de l'équipe, du vestiaire. Les joueurs ne comprenaient pas toujours la philosophie et la volonté du coach. Il y avait également un problème de langue certainement. Il y a eu un moment, une bascule, où les joueurs ne se sont pas rebellés mais ils avaient du mal à suivre la volonté du coach. Il faut saluer la volonté des dirigeants de garder le plus longtemps possible ce coach, ce qui n'est pas toujours le cas. Il faut rendre hommage aux dirigeants qui ont fait le maximum. Moi j'avais peur qu'ils trainent trop parce que si on continuait comme ça jusqu'à la fin de la saison, on ne passait même pas les barrages."


Alain Blachon explique par la suite ce qu'apporte Philippe Montanier à l'ASSE depuis son arrivée, lui qui a pu assister de près à sa méthode : "L'arrivée de Philippe s'est faite avec un travail simple : on remet de la discipline, on remet de l'ordre dans le vestiaire, on remet de l'ordre sur le terrain, on se réorganise, on travaille sur le terrain, on donne les principes, ce qu'il y a à faire. Automatiquement, des bases sont construites. Les joueurs ce sont comme des musiciens, ce sont tous des professionnels de la musique mais ils ne savent pas jouer ensemble. Le travail d'un entraineur, c'est d'être le chef d'orchestre, de faire travailler des individualités ensemble. 


Il apporte mille choses. Il a sa philosophie, il a de l'expérience, c'est un grand entraineur qui a travaillé à la Real Sociedad notamment, dans d'autres grands clubs. Il amène de la sérénité, j'ai eu la chance de participer avec lui à une séance vidéo : il parle anglais, il parle français, il traduit tout ce qu'il dit en français en anglais et inversement. Les joueurs sont consciencieux. Il y a un retour sur le match précédent en vidéo, il positive un maximum. En mettant ce qu'il faut pour que le joueur comprenne certaines choses. Prenons l'exemple de Stassin après le match contre Guingamp : transition, il veut marquer son but pour retrouver la confiance, Montanier lui dit : "Tu dois donner la balle à Davitashvili. Tu as fait un match fantastique, tu es un grand joueur mais tu as fait une petite erreur, c'est ça." C'est ce qui va donner envie aux joueurs de travailler et de faire le maximum pour le coach. 


Ce que je pense essentiel dans son arrivée, c'est qu'il a posé des bases sur le terrain. Ça c'est important. Il a expliqué aux joueurs : on va jouer comme ça, se déplacer comme ça, monter sur les temps de passes... Des trucs techniques qui n'étaient pas forcément dits parce que je pense qu'Eirik Horneland, et ce n'est pas péjoratif ce que je vais dire, était plutôt 'sélectionneur'. Quand vous êtes sélectionneur, vous avez des professionnels en face de vous et vous estimez qu'ils ont un certain bagage et vous n'avez pas à rentrer dans leur travail de joueur professionnel, et vous sélectionnez les meilleurs. Montanier avait en face de lui des joueurs qui avaient besoin d'aide, d'être soutenus, de savoir quel est le rôle de chacun au moment de rentrer sur le terrain. C'est ce qu'est en train de faire Philippe Montanier parce que c'est notre formation d'entraineur à la française. (...) Vous êtes comme un réalisateur de film, vous allez guider vos joueurs et normalement ils savent ce qu'ils ont à faire. 

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Julien Le Cardinal apporte de l'expérience et de la sérénité. Mais l'essentiel du travail, c'est Philippe qu'il l'a fait en positionnant ses joueurs, dans une sorte de 4-2-3-1 avec un gros travail défensif des excentrés. Davitashvili et Cardona je ne les ai pas vus défendre comme ça avec Eirik Horneland, même si Cardona est d'ailleurs un peu fautif sur le but encaissé contre Laval en ne suivant pas les courses. (...) On a un bloc plus compact."


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