Bernardoni revient sur son "cauchemar personnel" en Turquie

Anciens Verts | Publié le par Tibo | 13 commentaires

Paul Bernardoni s'était engagé cet été à Konyaspor en D1 Turque. L'aventure s'est terminée prématurément pour l'ancien gardien de l'AS Saint-Étienne qui a résilié son contrat et s'est engagé dans la foulée avec le club d'Yverdon en L1 Suisse.

Paul Bernardoni a porté durant six mois le maillot de l'AS Saint-Étienne, ne laissant pas une trace indélébile sportivement parlant, le club descendant en Ligue 2 au terme de cette saison. Humainement, c'est un joueur plutôt attachant que le public et les journalistes ont pu découvrir. 


S'il a beaucoup joué en Turquie (17 matchs disputés), Bernardoni a vécu un calvaire sur le plan personnel. Il s'est confié lundi dans les colonnes du Parisien sur cette aventure cauchemardesque : "Sur le plan sportif, j'ai pu disputer 17 matchs mais, humainement, ce fut terrible. Déjà, tant pis si ça peut faire sourire, mon chien qui m'accompagnait depuis mon début de carrière a été empoisonné. C'était lors d'une promenade avec ma femme. Là-bas, il y a beaucoup de chiens errants et les gens n'aiment pas trop... La mort de mon chien a accentué mon envie de quitter très vite ce pays. 


Pour être complètement transparent, je n'ai pas été payé une seule fois normalement, avec le salaire mensuel prévu dans mon contrat. J'ai été payé deux fois. La première fois après l'intervention de la Fifa et la seconde fois au moment de résilier mon contrat. Pendant les deux premiers mois, je n'ai rien touché. Quand je demandais pourquoi, on me répondait : "Ça va arriver très vite." Mais rien ne venait. J'ai lancé une première démarche auprès de la Fédération international. Ce qui n'a pas plu. Les dirigeants m'ont emmené dans un bureau pour me dire que ce que je leur avais fait n'était pas bien ! Et ensuite, plus de salaire pendant trois mois et demi jusqu'à ce que je résilie mon contrat. Tout cela n'était ni honnête ni très sain. Non je n'ai pas touché tous mes salaires, j'en ai laissé une partie. Mais je ne veux surtout pas faire pleurer parce que j'ai perdu de l'argent. Mon bonheur, ce n'est pas qu'un paquet d'euros. Déjà, la perte de mon chien n'a pas de prix dessus. Et il y a eu le problème de visa avec ma femme. Elle en avait un trois mois, et le club avait promis de s'en occuper pour qu'elle reste. Là aussi, rien du tout. Comme quoi, tout n'est pas qu'un problème d'argent. A un moment, elle est rentrée en France et on lui a dit qu'il ne lui restait que trois jours sur son visa turc de quatre vingt-dix jours. Donc elle ne pouvait plus revenir en Turquie. Cela a été la goutte d'eau. Sans salaire, le chien empoisonné et privé de ma femme. C'était trop. Je ne voulais pas de cette vie ! Et j'insiste, le pognon, c'était le moins important dans cette histoire."

Paul Bernardoni peut désormais se tourner vers l'avenir avec le club d'Yverdon Sport, un nouveau chapitre commence pour lui comme il l'a confié sur le site officiel de son nouveau club : "C’est un nouveau chapitre, une nouvelle expérience humaine et sportive pour moi. J’ai hâte que ça commence, hâte de porter ces couleurs et de défendre un club que j’ai tout de suite trouvé familial, à taille humaine."

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