Avec Tessier, Romeyer aurait fait différemment avec Kilmer
Dans son édition du soir, le Progrès dresse le parcours du nouveau propriétaire du Clermont Foot 63 : Stéphane Tessier, Stéphanois et ancien directeur général du club entre 2010 et 2015.
Natif de Saint-Étienne, à 51 ans Stéphane Tessier s’est fait une solide réputation dans le football. Chez les Verts déjà, où il a été pendant cinq ans le directeur général du club entre 2010 et 2015. À la direction du club, il a été l’un des grands artisans de la réussite des hommes de Christophe Galtier dont un témoin de l’époque, Laurent Batlles, nous confiait il y a peu la force de ce duo dans la gestion quotidienne du club. Tessier accompagnant et formant Gatlier aux ficelles du métier, chez les Verts.
Vice-président du FC Lorient avant de rejoindre son Forez natal en 2010, c’est ensuite à Marseille que Tessier a refait parler de lui. Toujours dans un rôle de directeur général du club, accompagné des missions de directeur administratif et financier entre 2022 et 2024. Là aussi, son parcours a été salué par tous les exigeants observateurs du club phocéen.
Depuis le mois de juillet, Tessier a repris le club du Clermont Foot 63, racheté son frère aîné Jean-Jacques à l’homme d’affaires suisse, Ahmet Schaefer. Il y a installé à la tête du sportif, David Guion, lui aussi passé par l’AS Saint-Étienne en qualité d’adjoint et de directeur du centre de formation.
Questionné par le Progrès sur le parcours de l’homme, Roland Romeyer ancien président des Verts n’est pas surpris de retrouver Tessier à la tête d’un club et confesse que dans d’autres circonstances, il aurait agi différemment avec la vente du club à Kilmer Sport : "Ça ne m’étonne pas de le retrouver dans cette aventure (...) Il est parti parce qu’il était ambitieux. Il aurait voulu être calife à la place du calife. Ce n’était pas possible à l’époque. Idéalement, j’aurais aimé qu’il devienne actionnaire minoritaire chez nous pour que je lui laisse la place après. Si c’était à refaire, je referais autrement avec Kilmer."
Lors de sa conférence de presse de présentation mi-juillet suite à sa prise de pouvoir au sein du CF63, Tessier avait détaillé son projet pour Clermont, un projet qu’il veut plus global que la simple détention d’un club de football : "Il existe deux types de club dans l'industrie du football. Le club de milliardaire, détenu par des états, des fonds d'investissement aussi par des milliardaires directement, cela arrive aussi, et les autres. Vous êtes dans une des 20 plus grandes villes de France, positionnée ici dans une des 19 Métropoles françaises. On est, si je ne dit pas de bêtise dans le 22ème département en PIB ou création de richesses. C'est une place très forte, bien au-delà de ce que l'on peut imaginer de Clermont-Ferrand et à l'intérieur d'une région qui est sans aucun doute la plus dynamique de France dans le domaine économique, touristique ou associatif. Cette région, ce département, cette ville méritent d'avoir un véritable club territorial, ancré. On sait tous que l'AS Saint-Étienne a du partir vers des investisseurs internationaux, l'Olympique Lyonnais est parti vers des investisseurs internationaux, Annecy connait de nouveaux investisseurs étrangers aussi. Si il y a bien une place en France où on peut avoir un club territorial où du salarié jusqu'aux joueurs, aux bénévoles, aux partenaires, aux sponsors, à tous les amoureux de notre région, on est convaincu que c'est ici que cela peut se passer. On a envie d'être régional.
Aujourd'hui la base est claire, nous devons restructurer le club et le remettre au niveau économique où il se doit d'être et on aura la possibilité grâce à ça, si on revient là et qu'on ne vit pas des saisons comme les deux dernières, se jouant à la fin sur des détails. On aura l'occasion assurément soit d'aller faire un magnifique parcours de Coupe de France ou soit de pouvoir accrocher des barrages et à la sortie de pouvoir tenter la montée en première division. On ne va pas vous mentir, Messi est venu là avec une équipe adverse. Il ne viendra pas au Clermont Foot et on ne va pas faire une équipe pour monter en Ligue 1 aujourd'hui, ce serait un risque de détruire le club à court terme."

