Augustine Boakye, à la rencontre de l'homme en forme des Verts

Pros | Publié le par Paul. R et Joris. S | 6 commentaires

Rare dans les médias, l’attaquant stéphanois est arrivé timidement dans les coursives de L’Étrat, jeudi dernier au moment de rencontrer nos journalistes. De son propre aveu, plus à l’aise balle au pied que micro en main, c’est pourtant un joueur au parcours atypique qui s’est livré sans détour sur ses premières années de footballeur. De Bompata à Saint-Étienne en passant par Wolfsberg, rencontre avec l’homme en forme des Verts.         

Augustine, tu es au club depuis plus d’une saison maintenant, comment te sens-tu à Saint-Étienne ? 

Je me sens vraiment bien ici dans ce club qui aime ses joueurs et nous l’aimons aussi. Je me sens chez moi même si j’ai davantage découvert le club que la ville mais c’est l’endroit parfait pour vivre et jouer au football.


Peux-tu revenir sur les détails de ton arrivée à l’ASSE ?

Je me sentais vraiment bien en Autriche dans mon club du Wolfsberger AC, puis mon agent a pris contact avec moi pour annoncer que Saint-Étienne était intéressé par mon profil et qu’une offre allait arriver de leur part. J’ai rapidement dit oui, Saint-Étienne est considéré comme un gros club en Afrique, tout le monde aime Saint-Étienne là-bas du fait de son histoire. J’étais vraiment heureux de recevoir de l’interêt de la part d’un gros club comme Saint-Étienne. C’était une décision très facile à prendre pour moi au moment de rejoindre l’ASSE. Au Ghana, l'ASSE est très populaire également, ce club est connu, c’est une équipe spéciale pour beaucoup de joueurs africains avec des footballeurs célèbres passés par ici.


Avant de venir ici, j’avais pu discuter avec Lucas Gourna car nous avions pu nous affronter en Autriche lorsqu’il jouait au RB Salzbourg. J’ai parlé avec lui et il m’a dit directement que Saint-Étienne était un gros club, un top club et que j’allais m’éclater ici, si, je jouais bien, que je gagnais des matchs et que tout le monde allait m’aimer pour cela. Lucas est un bon mec, il m’a donné que des bons conseils. J’ai vu qu’il était revenu en France récemment (ndlr, en prêt au Havre), j’ai gardé de bons contacts avec lui.


Quel a été le discours des dirigeants au moment de ton arrivée ?

J’ai surtout beaucoup parlé avec Huss Fahmy, qui m’a expliqué qu’il voulait construire une équipe pour le futur et installer ce club durablement en Ligue 1 en développant un esprit de famille au sein de la structure. Il m’a expliqué qu’il y avait tout à faire pour developper le plein potentiel de ce club et qu’il pensait que ce potentiel était très élevé pour aller voir plus haut. J’ai accepté ce projet ambitieux.


Tu te vois rester longtemps à Saint-Étienne et t’inscrire dans la durée ici ? 

Saint-Étienne est un bon club, pourquoi pas ! Il y a tout ici et je suis très heureux d’évoluer dans cette équipe. Je ne sais pas ce qu’il peut se passer dans le futur mais la chose que je peux vous assurer c’est que je suis vraiment heureux ici.


"L’Europe, je ne voulais pas y penser, ma priorité c’était de jouer au football"

Peux-tu nous parler de tes débuts dans le football au Ghana ? De Bompata, Accra ou bien encore Sogakope ?

Je suis né à Bompata au centre du Ghana et j’ai grandi à Accra, la capitale du Ghana. C’est là que j’ai commencé à jouer au football et puis je suis parti à la JMG Academy pour me développer en tant que jeune joueur. Ensuite mon parcours m’a emmené à Sogakope où j’ai porté les couleurs de la WAFA (Académie de Football d'Afrique de l’Ouest) où j’ai pu évoluer dans la Premier League du Ghana.


Comment te retrouves-tu à partir en Autriche ?

Pour être honnête, je ne sais pas comment cela est arrivé. Je prenais du plaisir dans ma vie en jouant au football, cela me prenait une grande partie de mon temps au Ghana et puis un jour, on me dit : "tu as une offre d’un club pour aller jouer en Autriche." À cet époque, je ne me posais pas la question de savoir si j’allais partir dans d’autres pays avec le football, je faisais simplement ma vie au Ghana et ma priorité c’était de jouer et de prendre du plaisir parce que c'était ce que j'aimais faire. Je ne m’étais jamais vraiment posé la question de partir. Quand cette offre est arrivée, j’ai simplement dit oui, jouer au football c’est ce que j’aime faire, alors allons-y ! Ma famille était très contente pour moi. C’était la première fois de ma vie que je partais du Ghana.


Devenir professionnel était un objectif quand je jouais au Ghana mais je voulais simplement que cela reste un jeu, je ne voulais pas me stresser avec mon futur et anticiper les choses sans savoir si elles vont vraiment se concrétiser dans le futur. L’Europe, je ne voulais pas y penser, ma priorité c’était de jouer au football, mon meilleur football au Ghana et prendre du bon temps sur le terrain.


Est-ce que tu as gardé cette insouciance dans le plaisir de jouer maintenant que tu es professionnel ?

C’est différent, en tant que professionnel, tu as des objectifs, tu as une direction qui est donnée par le club dans lequel tu évolues, il faut comprendre que c’est une voie plus collective. Il ne faut pas oublier cela, alors oui évidemment que je prends du plaisir sur la pelouse mais tu dois te fondre aux règles de ton club, de ton entraineur et aider ton équipe dans la réalisation de ses objectifs... après... je fais ce que je préfère faire au monde, donc ce n’est pas très compliqué de prendre du plaisir en donnant le meilleur de moi-même.


À ton arrivée en Autriche, tu démarres avec l’équipe B, comment se sont passés tes débuts ?

C’était vraiment difficile lorsque j’arrive en Autriche, notamment avec les conditions climatiques... il faisait vraiment froid pour moi qui arrivais tout juste du Ghana. Je pense que j’avais le talent pour jouer mais c’était plus compliqué que prévu de s’adapter rapidement à ce nouvel environnement. Je n’étais pas assez discipliné tactiquement, sur comment me positionner sur le terrain. Honnêtement, je courais un peu dans tous les sens mais ça ne marche pas comme ça. J’ai appris ce football tactiquement avec l’équipe B, pour favoriser mon développement et ils ont trouvé que j’ai fait du bon travail pour ensuite évoluer avec l’équipe première.


Globalement que retiens-tu de cette expérience en Autriche ?

C’était bien, j’ai pu grandir dans un club familial, l’expérience a été positive du début à la fin. (...) Quand j’étais au Ghana j’étais libre (rires), je pouvais jouer vraiment partout devant, courir dans tous les sens et ne pas me préoccuper de la défense. Mon arrivée en Autriche m’a apporté de la discipline sur les postes que j’allais devoir occuper, il a fallu que j’apprenne pour m’adapter tactiquement aux exigences du monde professionnel, ça m'a appris à défendre. 


Ton acclimatation ici après ton passage en Autriche n’a pas été trop compliquée ?

Honnêtement, c’était mieux en France car je parlais un tout petit peu la langue. Pour parler au quotidien c’est franchement plus confortable qu’en Autriche où l’apprentissage et la compréhension étaient un peu moins évidents pour moi.


"Horneland ? Je l'ai beaucoup apprécié mais ce ne sont pas les hommes que nous jugeons, ce sont les entraineurs et les joueurs. C’est le football qui fonctionne comme cela"


On a beaucoup parlé du premier match d’Horneland à la tête de l’ASSE comme d’un déclic pour pas mal de joueurs recrutés à l’été 2024, toi ce soir-là tu inscris un doublé également...

Oui c’est bien possible que ça ait été un déclic pour moi en y repensant, c’était en plein milieu de la saison et nous avions besoin de rebondir en championnat mais les choses se sont faites je trouve, assez naturellement.


Le départ d’Horneland qui te faisait confiance a été quelque chose de difficile à vivre ?

C'est un bon coach qui m'a apporté un cadre, qui m'a donné la chance de jouer et j'ai beaucoup apprécié cela. Mais vous savez, comme je le disais auparavant, nous sommes des professionnels, ce sont des choses qui arrivent. Ce ne sont pas les hommes que nous jugeons, ce sont les entraineurs et les joueurs. Ce n’est pas la première et pas la dernière fois que je vois un entraineur partir, il n’y a qu’une chose à faire c’est l’accepter et aller de l’avant. Ça ne veut pas dire que je n’apprécie pas l’entraineur, c’est le football qui fonctionne comme cela mais j'ai beaucoup apprécié Eirik Horneland. 


J’ai connu trois coachs en deux ans à Saint-Étienne, il n’y a pas besoin de changer sa façon de faire, tu n’as pas besoin de te prouver les choses à toi-même parce qu’un nouvel entraineur arrive. Évidemment, il ne te connait pas personnellement donc tu dois te montrer mais c’est mieux de le faire en t’adaptant à son style de jeu, à son système. Suis ses règles et tout va bien se passer.


Quels souvenirs gardes-tu d’Olivier Dall’Oglio ?

Il a beaucoup cru en moi quand je suis arrivé, il m’a donné un cadre. On avait beaucoup parlé tous les deux lors de la pré-saison lorsque je suis arrivé à Saint-Étienne. Pour la petite histoire, quand j’étais en Autriche, lorsque je marquais, je faisais souvent le signe du Wakanda (ndlr, il mime le geste avec ses bras), et Olivier Dall’Oglio m’a demandé de faire beaucoup de Wakanda à Saint-Étienne (rires). Je me souviens de nos discussions tous les deux, ce sont des souvenirs que j’ai au fond de moi.


On a parlé de ton doublé contre Reims, derrière tu enchaines en marquant contre Nantes et puis il y a cette grosse blessure en mars...

C’était un moment difficile pour moi mais c’est la vie (ndlr, pour la première fois de l’interview, il quitte l'anglais pour nous répondre dans un français parfait), des fois tu ne peux pas tout contrôler et cela arrive, tu dois juste accepter.


Dis-donc... le français est parfait... tu prenais du plaisir à nous voir galérer en Anglais depuis le début en fait... tu t’es dit que tu allais nous donner un coup de main...

Ah ah (rires), il est pas mal, il est pas mal le français, je dois encore progresser, je vais continuer en anglais je crois (rires).


La fin de cette première saison se termine avec la relégation du club en Ligue 2, toi qui n’étais plus sur le terrain, comment as-tu vécu cela ?

Ce n’était franchement pas facile, en étant blessé, de voir ses collègues vivre un moment comme la relégation, ce n’est pas simple. D’autant plus quand toi, personnellement, tu traverses une période délicate avec une blessure qui te tient loin du terrain, avec le sentiment d’être impuissant face à la situation que tu as devant les yeux. Tu subis mais tu dois te soigner, être professionnel pour revenir vite.


"Entre marquer ou faire marquer, sans hésitation, je choisis de faire la passe tous les jours. Si le buteur de ton équipe est en confiance, tu sais que tu vas aller où tu veux"

Ta seconde saison avec l’ASSE est une réussite sur le plan personnel, avec des statistiques pour le moment assez impressionnantes, t’attendais-tu à ce niveau de performance ?

Avant le début de la saison, mon objectif était simple : aider mon club à revenir en Ligue 1, peu importe mes performances et mes statistiques individuelles. J’ai mis des buts, il y a eu des passes décisives, c’est très bien mais quelque part, ce n’est pas l’objectif. Je pense d’abord au collectif avant de penser à mes statistiques. La seule chose que je sais, c’est qu’après ma blessure du mois de mars, j’ai travaillé très dur pour être prêt.


Personnellement, tu préfères marquer ou faire marquer ?

Sans hésitation, faire marquer. J'adore donner. La passe, tous les jours. J’aime donner les ballons, j’aime donner aux autres. Si le buteur marque, je suis ok, si le buteur est en confiance dans ton équipe, tu sais que tu vas aller là où tu veux aller à la fin.


On a le sentiment que face aux buts, tu es capable de faire des choses incroyables quand c’est difficile à réaliser et parfois manquer des choses plus évidentes, c’est ton avis ?

Je ne saurais pas expliquer pourquoi, peut-être que je manque un peu de sang-froid au moment du dernier geste. Je vois ce que vous voulez dire, et je suis d’accord avec vous sur cette analyse. Quand je travaille à la vidéo, des fois je n’en reviens pas de voir les opportunités que j’ai pu manquer. Je vois parfois que je suis capable de marquer à 20 mètres, 30 mètres mais je loupe des choses à cinq mètres. Je m’en veux quand je vois cela. C’est vraiment un sentiment bizarre pour moi.


Comment décrirais-tu cette saison ? Vous sembliez vraiment forts d’entrée avant de vous effondrer au fil des matchs et de revenir à un bon niveau en ce moment, c’est aussi ton sentiment ?

Je pense que tous les clubs, tous les humains, ont des fois des périodes difficiles. Vous êtes Saint-Étienne, vous êtes un gros club et personne ne s'attend à vous voir perdre deux ou trois matchs d'affilée. Naturellement j’accepte ceci, j’accepte que les gens ne souhaitent pas que leur équipe perdent plusieurs matchs d’affilée. On ne doit pas l’accepter, avec la qualité que nous avons dans cet effectif. C’était une période difficile à vivre, on a eu beaucoup de joueurs blessés également, rien n’allait vraiment dans notre sens. J’espère que tout va rentrer dans l’ordre et que nous allons continuer sur notre bonne série du moment.


"Montanier ? Tu dois suivre ses règles, si tu ne les suis pas, je ne suis pas certain que tu puisses être dans son équipe"


On a parlé brièvement de Dall’Oglio, d’Horneland, il y a désormais un nouvel entraineur à Saint-Étienne, Philippe Montanier, comment se sont passés tes premiers échanges avec lui ?

Je n’ai pas échangé personnellement avec lui en tête à tête, son arrivée est encore trop récente, mais, collectivement, j’ai pu voir que c’était quelqu’un de très axé sur la discipline. Il sait ce qu'il fait. C’est un entraineur très expérimenté, tu dois suivre ses règles, si tu ne les suis pas, je ne suis pas certain que tu puisses être dans son équipe.


Depuis son arrivée, tu évolues souvent au milieu de terrain, tu connaissais ce poste ? 

Oui mais pas en professionnel, j’ai joué au milieu lorsque j’étais un jeune footballeur au sein des académies. Le plus important pour moi aujourd'hui c’est de garder cette discipline dans ce qui m’est demandé et de respecter la tactique demandée par le coach. Si tu restes dans cette discipline, les choses deviennent assez faciles à réaliser sur le terrain ensuite.


Une chose que l’on doit aborder quand on parle avec les joueurs de leur parcours avec l’ASSE, ce sont les supporters... quelle relation as-tu avec ce public ? *(On lui montre une vidéo de derby et le but de Beric à la dernière seconde du match de 2019)

L’ambiance est folle, vraiment c’est exceptionnel, top, top top. Je n’ai joué que dans un club en Europe avant de venir ici mais de ce que j’ai vu partout, ce sont les meilleurs, les meilleurs supporters, la meilleure ambiance que j’ai vue de toute ma vie. J’ai fait quelques stades en France, en Ligue 1, et franchement, il n’y a pas mieux, je n’ai jamais ressenti ailleurs dans ma carrière de joueur ce que j’ai vu à Geoffroy-Guichard. Souvenez-vous après la victoire contre Lyon, souvenez-vous comment le stade était. Et puis quand vous marquez... ils descendent tous vers vous, c’est de la folie (il mime la descente).


J’ai déjà vu cette vidéo*, je l’ai déjà vu l’année dernière avant de jouer le derby. Je l’ai vu plusieurs fois même (rires). Ah oui ? Beric à joué en Autriche au Rapid Vienne ? Je suis le premier à venir d’Autriche depuis c’est ça ? Je n’ai pas pu jouer le derby à la maison la saison dernière, j’avais joué celui à Lyon mais l’atmosphère à Geoffroy-Guichard ce jour-là...wow (sic). C’était top ! Je ne sais même pas comment je pourrais décrire cela, tellement c’était fou. Vous savez, c’est ça le football je crois.


"Si les Stéphanois veulent me voir quelque part régulièrement, c’est au Leclerc. Je l’ai bien visité le Leclerc"


Tu as des rêves dans la vie ?

Je laisse le futur décider pour moi, je n’ai pas d’objectifs de carrière précis avec des clubs dans lesquels je voudrais absolument évoluer. Mes rêves c’est de jouer au football, être tranquille chez moi, prendre soin de ma famille. C’est assez simple mais ça me correspond bien.


Un an et demi après ton arrivée à Saint-Étienne, tu as pu un peu visiter la région et te créer des habitudes de vie ici ?

Alors (rires)... à Saint-Étienne, je ne sors jamais de chez moi, je vais être très honnête. Je ne connais finalement pas grand chose de la ville, je suis concentré sur mon quotidien de footballeur. Si les Stéphanois veulent me voir quelque part régulièrement, c’est au Leclerc. Je l’ai bien visité le Leclerc (rires). Vous ne me verrez que très rarement ailleurs, quelques fois en ville mais très rarement et parfois à la gare lorsque je dois me rendre quelque part.


On voulait te demander si tu étais à l’aise avec l’apprentissage du français mais nous avons déjà eu la réponse un peu plus tôt dans l’interview...

Ça va, je progresse (il repasse pour la seconde fois dans un français parfait), je fais encore des erreurs et je sais que l’accent ce n’est pas terrible mais ça va. Je comprends tout ce que vous dites mais pour parler couramment, ce n’est pas encore tout a fait naturel. Dans le groupe j’ai plusieurs professeurs de français, Dennis Appiah m’aide beaucoup.


As-tu des modèles dans le football ?

J’en ai un, c’est Sulley Muntari, je ne sais pas si vous voyez qui il est ? C’est un joueur ghanéen (ndlr, ancien milieu de l’Inter, de l’AC Milan, vainqueur de la Ligue des Champions avec les nerazzurri en 2010). C’est mon idole car ma mère l’aimait énormément et, j’ai appris à apprécier ses performances. Bon ma mère aimait aussi beaucoup Mario Balotelli mais... (rires). Ces deux joueurs sont des références pour moi, en grande partie grâce à ma maman.


Ta maman est une fan de football ?

Oh oui ! Elle adore le football. Elle y a joué quand elle était jeune, pas en tant que professionnelle mais dans des championnats scolaires.


"Tout le monde souhaite évoluer avec son équipe nationale. Si tu fais les choses correctement, je suis persuadé qu’elles arrivent (...) mais j’ai un autre objectif avant, c’est de mettre mon club en Ligue 1, c’est mon plus gros projet actuellement"

Vous êtes deux Ghanéens à Saint-Étienne depuis l’arrivée d’Ebenezer l’été dernier, quelle est la nature de votre relation à tous les deux ?

C’est vraiment génial, d’ailleurs il ne fait que m’appeler depuis le début de l’interview (il nous montre son téléphone). Notre relation est vraiment géniale, on parle tout le temps, on passe du temps ensemble et quand c’est nécessaire on s’aide. C’est plus facile pour moi de l’avoir ici, c’est aussi plus facile pour lui car il ne parle pas français donc je l’aide au quotidien sur les petites choses de la vie, notamment quand on va au supermarché (sourire).


Je n’avais pas échangé avec lui avant qu’il arrive, ça s’est fait très rapidement, je l’ai su qu’au dernier moment et la décision était déjà prise de son côté. Il n'a pas eu besoin de moi pour faire son choix. 


Ebenezer est un international ghanéen, toi de ton côté tu n’as encore jamais été appelé avec les Black Stars, c’est quelque chose auquel tu penses ?

Tout le monde souhaite évoluer avec son équipe nationale. Si tu fais les choses correctement, je suis persuadé qu’elles arrivent. Ce n’est pas parce que tu veux rejoindre l’équipe que le sélectionneur t’appelle. Tous les entraineurs ont des joueurs avec lesquels ils ont l’habitude de jouer, ce n’est pas un problème pour moi. Comme je vous l’ai déjà expliqué, je suis heureux de ce que j’ai, je suis heureux de jouer au football à Saint-Étienne. Évidemment que c’est un rêve pour un joueur ghanéen d’évoluer avec sa sélection nationale mais je ne veux pas me mettre cette idée en tête constamment, ça ne serait pas une bonne chose. Si cela arrive, ce sera bien, en attendant moi je vis ma vie en prenant du plaisir avec mon équipe, je ne peux pas décider à la place du futur.


Un futur avec la Coupe du Monde de cet été par exemple ?

Ah ah ! Je l’espère (rires) mais j’ai un autre objectif avant, c’est de mettre mon club en Ligue 1, c’est ma plus grande priorité actuellement.


Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite Augustine ?

Une bonne santé, moins de blessures et remettre mon club en Ligue 1.

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