Assou-Ekotto dézingue Romeyer, Galtier et Saint-Étienne

Anciens Verts | Publié le par Tibo | 53 commentaires
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Réputé pour être un personnage singulier dans le monde du football, Benoît Assou-Ekotto n'a pas dérogé à son image dans le premier épisode de l'émission Carton Jaune, proposée par Julian Palmieri.   

Le natif d'Arras qui évolue désormais à Saint-Nicolas-lez-Arras en Régional 3 se confie sur sa carrière et évoque longuement son passage à Saint-Étienne sans langue de bois. 


Il confie notamment ne pas avoir voulu signer dans le Forez, échaudé par la ville et par la transition entre Londres et la ville de la Loire : "Je ne suis pas un passionné de football. J'ai dit à mon agent, je veux évoluer dans un club qui ait un standing supérieur à Lens mais tu me trouves ça dans un rayon de 250 kilomètres. Je ne vais pas à l'autre bout du monde pour jouer au football, j'aime bien rentrer chez moi. On a trouvé Tottenham, après Saint-Étienne, ça a été dur parce que je ne kiffais pas la ville. Lorsque tu fais dix ans à Londres, arriver à Saint-Étienne c'est compliqué.


J'ai fait six mois de chômage avant de venir à Saint-Étienne. J'avais connu Saint-Étienne en venant jouer avec Lens, lorsque j'avais 20 ans, je me disais c'est pas ouf tout de même ici. J'avais retenu ça. Mon agent m'appelle et me dit qu'il y a Saint-Étienne. Je lui répond tout mais pas Saint-Étienne s'il te plait. Il me dit que Saint-Étienne ça a changé, qu'ils ont un tramway désormais (ndlr : rappelons que Saint-Étienne possède le plus ancien réseau de tramway en France, créé en 1881 !). Tu sais que tu es dans une ville minière, si le club ne tourne pas, la population ne tourne pas non plus. Saint-Étienne, c'était dur et le retour en France était dur." 


Malgré tout, le Franco-camerounais réalise une saison convenable sous les couleurs de l'ASSE, reprenant doucement mais sûrement le rythme de la compétition :

"Lorsque j'arrive à Saint-Étienne, ça fait un an que je n'ai pas joué. Je ne fais pas toute la préparation. Je joue le premier match de championnat contre Bordeaux, qu'est-ce que c'était dur. On prend un but à la dernière minute, le gars me bouge parce que je suis cuit. Si tu ne prends déjà pas de plaisir dans ta vie stéphanoise, se faire 100 mètres, c'est beaucoup plus compliqué que si tu es à Londres, un stade de folie. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai joué à contre cœur mais c'était dur." 


Au terme de la saison 2015-2016, le joueur doit prolonger son contrat et poursuivre sous le maillot vert. Il n'en sera finalement rien et le joueur raconte pourquoi, sans filtre : "Là-bas, je devais prolonger et je ne signe pas. C'est là où je ne suis pas surpris parce que je connais ce milieu et je n'ai pas un attachement de folie. Christophe Galtier en fin de saison me demande ce que je fais la saison prochaine. Je lui répond que je ne sais pas, que si il a envie de parler, j'écoute sinon je m'en vais. Il me dit qu'ils ont envie de me garder. On commence à discuter et arrive un moment, je demande à mon agent : "l'entraînement il reprend dans une semaine quand même. Il serait peut-être temps de finaliser". Il me dit : "Je vais être honnête avec toi, ça fait trois jours qu'ils ne me répondent pas." Je lui demande le numéro du président, je lui envoie un texto et en gros je mets dedans : "Vous êtes des sal*pes. Appelle moi, dis moi, je ne veux pas de toi. Pourquoi vous ne répondez pas au téléphone". Le mec (ndlr : Roland Romeyer) m'a répondu tout de suite alors que mon agent essayait depuis plusieurs jours de le joindre. Il m'a dit : "je ne suis au courant de rien". On fait une réunion à laquelle Galtier ne peut venir. Son fils adoptif avait un gaucher à proposer, M'Bengue, à partir de là, Galtier n'a plus donné de nouvelle. J'ai envoyé un texto à Galtier : "T'es la reine des sal*pes. Tu prétends avoir un fort caractère et blablabla, tu es une sal*pe. Si tu n'es pas content, on se voit." Il m'a répondu peut-être six mois après, en me disant que je devais le remercier. Ce n'est pas comme si j'avais 19 ans et que tu me sortais du centre de formation pour jouer à Saint-Étienne." 

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