ASSE - Un ancien vert a changé la carrière de Montanier

Pros | Publié le par Joris | 1 commentaire

En conférence de presse avant le match face à Amiens, Philippe Montanier a longuement évoqué les Verts de 76 et l'héritage qu'ils ont laissé qu'il essaye désormais de transmettre à ses joueurs. Il révèle notamment que c'est Ivan Curkovic qui l'a poussé à continuer en tant que gardien de but.  

Philippe Montanier : "On va en parler parce qu'ils en entendent parler (les joueurs, ndlr) mais ils n'ont pas vu comme moi les exploits qu'ont réalisé nos anciens. Ils représentent tout l'ADN du club et nous on doit aussi être fidèle à l'ADN du club. C'est un club qui a une histoire, on ne vit pas dans le passé mais les racines sont importantes. Je vais enfin réaliser mon rêve et voir Curkovic (sourire). 


1976 pour moi ? C'est là où j'ai découvert le foot de haut niveau. J'avais 12 ans. Pendant 20 ans, il n'y avait rien eu. Ils ont ravivé la flamme, il ne faut pas oublier qu'ils ont été accueillis à Paris comme des vainqueurs, ils auraient dû gagner cette finale, le foot c'est comme ça mais ils ont été les vainqueurs dans les coeurs non pas seulement des Verts mais de toute la France. Moi ce sont des matchs mémorables dont je me souviens comme si c'était hier : Kiev avec Blokhine qui fait une erreur incroyable à 0-0, Curko' qui gagne la demi-finale quasiment à lui tout seul à Eindhoven... C'est aussi ça qu'il faut leur dire à nos anciens, c'est qu'ils ont été inspirants. Moi je voulais arrêter de jouer dans les buts et c'est en voyant Curkovic à chaque campagne européenne que je me suis dit 'non, j'y reste, je veux faire comme lui.' Ça a beaucoup inspiré de nombreuses générations de footballeurs. 


Ce n'est facile de transmettre ça à la nouvelle génération parce qu'ils ne l'ont pas vécu alors que nous on l'a vécu. Il faut leur montrer des images, l'autre fois il y avait Patrick Revelli, Gérard Janvion et Oswaldo Piazza qui étaient à l'entrainement, je les ai fait entrer et ils ont discuté avec les joueurs, je leur ai montré le poster de Curko' dans mon bureau. Après il faut leur montrer les images, parce qu'ils voient des personnes d'un certain âge mais les chevauchées de Piazza, c'était quelque chose quand même ! Il faut qu'on prenne le contact. La présentation des anciens c'est quelque chose mais il faut montrer ce qu'ils ont fait et l'engouement qu'ils ont pu susciter pas que sur Saint-Étienne mais dans toute la France. 


Comme je le disais, face à Amiens pour nous, ce sera un match de Coupe d'Europe où on a perdu 1-0 à l'aller. Saint-Étienne en 76 avait perdu 2-0 à Kiev qui n'était pas loin à l'époque d'être la plus grosse équipe européenne, il fallait qu'ils gagnent 3-0 et ils l'ont fait. On se retrouve un peu dans ce truc-là, on doit continuer à faire perdurer ça."


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