ASSE - Quand Pierre Gagnaire mettait en garde Stassin et Kilmer

Club | Publié le par Joris | 1 commentaire

Natif d'Apinac dans la Loire, le chef multi-étoilé Pierre Gagnaire a toujours été un amoureux des Verts. Dans un long portrait de L'Équipe Magazine, il évoque son lien avec Saint-Étienne.       

Pierre Gagnaire commence par expliquer qu'il est un vrai supporter des Verts : "Vraiment, quand ils perdent, ça me touche ! Ça veut dire qu'on nous fait mal."


Celui qui suit quotidiennement l'actualité du club s'est rendu dernièrement dans le Chaudron pour la réception de Clermont (1-0). Il confiait à l'époque ne pas bien sentir l'entraineur, Eirik Horneland : "Le coach, ce (Eirik) Horneland, je ne le sens pas." Il sera débarqué deux semaines plus tard seulement après la défaite contre Boulogne-sur-Mer (0-1). Au même moment, alors qu'il traversait une période de crise, Lucas Stassin a également été visé par des critiques du chef : "C'est une fraude. Il a baissé les bras. Son comportement est déconnecté de la ville, trop frimeur. Ça ne passe pas à Sainté. En foot comme en cuisine, on a besoin de gens qui apportent un supplément d'âme." Depuis l'attaquant belge s'est remis la tête à l'endroit, de plus en plus intéressant dans le jeu, décisif ces dernières semaines et de nouveau buteur face à Pau le week-end dernier avec un doublé (0-3). 

Pierre Gagnaire évoque également la direction stéphanoise à qui il reproche de ne pas être présente tout le temps à Saint-Étienne : "Je crains que ces dirigeants ne saisissent pas le prix du bijou qu'ils ont entre les mains. Pour vibrer, les fans ont besoin de croire en des gens qui incarnent le club, qui les rassurent. Or, le président n'est jamais là ! (...) Un club, comme un restaurant, ne peut se limiter à du business. Les cadres et employés doivent être raccord avec l'esprit de la ville, ses codes, son histoire, toute une identité qu'il faut redynamiser, comme le font si bien le Bayern, Arsenal ou Liverpool. Ce qui n'empêche pas de gagner de l'argent et de vendre un joueur pour 20 millions."


Le chef multi-étoilé expliquait en revanche beaucoup apprécier Larsonneur "un fils de pêcheur qui boit un café au PMU du coin avec des fans" ou encore Tardieu : "un serviteur du club qui s'est glissé dans l'esprit stéphanois même s'il n'est pas d'ici et qui peut planter des buts superbes."

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