ASSE - Montanier explique son coaching et notamment le cas Moueffek

Pros | Publié le par Joris | 2 commentaires

Philippe Montanier s'est exprimé sur son coaching en général et particulièrement lors du match à Grenoble où Aïmen Moueffek est resté assis sur le banc. Le coach stéphanois explique ses choix.

Philippe Montanier : "Les choix ? C’est la difficulté du métier. On a un groupe de 25 joueurs et il y a plus de mécontents que de contents ce qui est logique, ce sont tous des compétiteurs. Ils veulent tous commencer le match et être dans le groupe. Ça fait partie de leur métier de gérer cette frustration, ils sont aussi conscients que s’ils travaillent bien, qu’ils se préparent bien… La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. C’est important qu’ils se préparent bien. On l’a vu avec Brice, il n’a pas fait un match de l’année et aujourd’hui il est dans le onze titulaire. Les joueurs doivent avoir ça dans l’esprit."


Le coach stéphanois a ensuite été interrogé plus spécifiquement sur la cas d'Aïmen Moueffek : "Aïmen Moueffek je vois ça directement avec lui mais moi j’ai des joueurs à ma disposition. Je regarde ce qui me paraît judicieux ou pas. J’étais content qu’il fasse plus de 60 minutes avec la réserve parce qu’il avait à chaque fois de petits bobos entre les matchs donc il avait du mal à faire des semaines complètes. Là je trouve que ça l’a remis sur un bon plan athlétique. Il a des caractéristiques qui vont nous être utiles, dont je n’ai peut-être pas eu besoin sur le match contre Grenoble mais forcément tous les joueurs vont nous aider jusqu’à la fin.

Pourquoi je fais rentrer Duffus plutôt que Moueffek sur ce match-là ? Ce n’est pas vraiment tactique, c’est plutôt une influence offensive. Duffus était le seul joueur offensif, le seul attaquant, que nous avions sur le banc. Comme on peinait à ce niveau-là, que notre animation offensive était quand même très très faible à Grenoble, on en avait besoin. Je savais que Zuriko (Davitashvili), milieu de terrain offensif c’est un poste qu’il occupe en sélection. Le but était d’essayer d’inverser la tendance par rapport à ce qu’on a proposé offensivement à Grenoble. Zuriko et Augustine sont des options au milieu de terrain, ce sont des joueurs polyvalents, on l’a avec Augustine, avec Zuriko. On l’a aussi avec Josh’ (Duffus) qui peut jouer dans l’axe et sur les côtés. Ça nous amène de la variété et des possibilités
."

Le coach attend aussi plus d'Igor Miladinovic au milieu de terrain : "Igor (Miladinovic) comme tous les milieux de terrain est un joueur offensif. On attend beaucoup sur son influence offensive. Ce sont des joueurs qui doivent avoir beaucoup d’impact au milieu de terrain, beaucoup de répétition d’efforts où la fraîcheur est importante. Forcément, on attend aussi sur des joueurs offensifs qu’ils soient très influents. Dès qu’on voit chez ces joueurs, que ce soit Igor (Miladinovic) ou un autre, un peu moins d’influence sur l’équipe, on peut faire du coaching. On a de la chance désormais de pouvoir faire rentrer cinq joueurs, de changer l’équipe à 50%. Comme on dit, il y a ceux qui commencent et ceux qui finissent et souvent, ce sont ceux qui finissent qui vont permettre d’obtenir un résultat. (…) Sur le dernier match, je n’ai pas utilisé mes cinq changements parce que souvent on a besoin de cartouches offensives. Je n’ai que quatre attaquants à ma disposition et faire rentrer des défenseurs centraux, pour amener quelque chose d’offensif, je n’ai pas trouvé ça judicieux. (...)


Augustine, en fin de match à Pau, il a basculé attaquant. Il amène d’ailleurs une passe décisive. On a aussi cette option-là, qu’il retrouve un poste un peu plus haut avec d’autres qui rentrent au milieu de terrain. Ça donne une variété intéressante.
"       

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