ASSE - Maubleu sans pression en attendant le retour de Larsonneur
Première réussie en Ligue 2 avec les Verts pour Brice Maubleu dans les cages de l’ASSE. Présent en conférence de presse avant la rencontre du week-end contre Annecy, le gardien de 36 ans est revenu spécifiquement les bouleversements dans son quotidien de doublure depuis la blessure de Larsonneur.
Brice Maubleu : "Ce week-end, tout s’est bien passé car je n’ai pas pris de but mais j’aurais préféré remporter le match. On était sur une série de cinq victoires consécutives, c’est toujours difficile de basculer sur une sixième, cela ne se fait quasiment jamais dans le football. On a pris un point, on s’est offert la chance de le bonifier à domicile avec la réception d’Annecy.
Mon dernier match en championnat remontait à août 2024 avec Grenoble contre Laval. Depuis je m’entraine tous les jours, j’ai disputé des rencontres avec la réserve, je me prépare si Gautier a un pépin, j’essaye de faire les choses bien, j’étais conditionné à cette éventualité. D’autant plus que pour lui il ne s’agissait pas d’une blessure de dernière minute, c’est arrivé face au Red Star, j’ai donc pu me préparer toute la semaine en sachant que j’allais démarrer le samedi.
Le plus dur quand tu ne joues pas, c’est le manque de compétition. Faire des entrainements c’est sympa mais ce n’est jamais la réalité. Tu n’as pas la profondeur, tu n’as pas les espaces, tu n’as pas l’intensité des matchs. C’est pour cela que c’est important de garder le goût de la compétition en évoluant ponctuellement avec les jeunes. Jouer en Coupe de France contre des clubs amateurs ce n’est pas non plus pareil que d’évoluer en N3 ou en Ligue 2. Toute la semaine avec Jeff Bédénik nous avons travaillé de la même façon. Il a souhaité me faire couper parfois sur le travail de finition des attaquants mais j’ai voulu rester dans ma routine. Je n’ai pas de pression, quand Gautier reviendra, je repartirai sur le banc. Je fais mon maximum et j’essaye d’apporter à cette équipe.
Je ne vais pas vous mentir que jouer à Grenoble, au Stade des Alpes, un endroit que je connais par coeur, ça a aidé pour trouver rapidement des repères. J’ai 360 matchs avec le GF38, donc c’était finalement assez simple. Il y avait cependant un peu de pression, je voulais montrer à tout le monde ce dont j’étais encore capable. Faire un clean-sheet quand tu es gardien, c’est plaisant, c’était mon 160ème en carrière. Quand tu démarres, l’approche du match est différente que lorsque tu es numéro deux, mais le fait d’avoir joué à Grenoble, j’ai surtout eu l’impression de revenir dans le passé. Nous avons un préparateur mental, mais j’ai 36 ans, j’ai connu pas mal cela dans ma carrière, donc j’avais déjà les outils à ma disposition pour aborder ce match sereinement."